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la chronique d'Éric Duhaime

Les clochards d’Occupons Montréal et Québec

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Depuis quelques semaines, des activistes de gauche campent au square Victoria, à Montréal, et au jardin Saint-Roch, à Québec. Leur action s’inspire du mouvement Occupy Wall Street, installé dans le quartier financier new-yorkais depuis le 17 septembre.

Les manifestants américains s’indignent notamment et principalement contre :

— l’écart grandissant entre pauvres et riches, au profit du 1 % des gens les plus fortunés ;

— l’aide financière publique récemment octroyée aux banques ;

— l’augmentation du taux de chômage ;

— l’appauvrissement relatif de la classe moyenne ;

— la baisse du prix des maisons ;

— l’augmentation du taux de pauvreté ;

— la hausse faramineuse du coût de l’assurance santé ;

— la croissance phénoménale de la dette publique.

ENVAHISSEURS ÉTRANGERS

AUCUN de ces problèmes n’afflige présentement les Québécois ou les Canadiens. Nos riches paient une part de plus en plus importante de toutes les taxes et impôts (et Dieu sait qu’on en paie tous beaucoup plus qu’aux États-Unis). Aucune aide financière publique n’a été octroyée à une banque canadienne. Les salaires sont toujours en hausse au Canada. Le prix de nos maisons continue d’augmenter. Le pourcentage de gens vivant sous le seuil de la pauvreté diminue. Nous avons toujours un système de santé gratuit et universel. Et nos finances publiques se dirigent vers l’équilibre budgétaire.

Alors, pourquoi nos « indignés » ne décampent-ils pas aux États-Unis ? Veulent-ils américaniser la société québécoise ?

DES KAMARADES

En réalité, ces pseudo-indignés ne représentent pas le 99 %. Ils sont pratiquement tous issus du 1 % des idéologues gauchistes qui font passer l’aile communiste de Québec solidaire pour un mouvement de droite.

L’importation du OWS n’est qu’accessoire pour faire avancer chez nous leurs idées totalitaires.

Ils s’installent présentement en permanence dans nos parcs publics. Ils construisaient ce week-end des campements pour passer l’hiver bien au chaud. À Montréal, ils ont bâti un tipi et une plate-forme en bois pour se protéger de l’humidité du sol. À Québec, on leur permet présentement de violer les lois municipales et de faire un feu pour se réchauffer. Le maire Régis Labeaume se préparerait même à leur fournir l’électricité pour améliorer leur confort et leur permettre de brancher leurs ordinateurs.

Mais il y a encore pire : on apprenait récemment que la nourriture servie gratuitement provient en partie des banques alimentaires. Ces indignes détournent la bouffe destinée aux plus nécessiteux de notre société. Maudit que ça a l’air beau le communisme quand ce sont les autres qui paient !

DES PRIVILÉGIÉS

À tous les autres groupes, n’essayez surtout pas d’occuper illégalement un parc, de voler le lunch des sans-abri, de faire des feux dans des endroits interdits, de vous bâtir sur un terrain qui ne vous appartient pas ou de vous connecter sur Hydro sans payer.

On accepte juste ça des clochards.

Je ne fais pas référence uniquement à l’habillement ou aux conditions d’hygiène des protestataires. Une personne idéologiquement inadaptée à notre société, qui se nourrit dans les banques alimentaires, sans travail ni domicile, on n’appelle pas ça dans le Québec de 2011 un « indigné », mais bien plutôt un clochard !

 

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