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La Maison d’Youville en péril

La service d’aide risque de fermer si on ne trouve pas de financement

La Maison d’Youville en péril
Photo Le Journal de Montréal, Caroline d’Astous La Maison du partage d’Youville, dont Michèle Bourget est la présidente, risque de fermer si l’organisme n’arrive pas à trouver de financement.

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Sauvée in extremis en 2007, la Maison du partage d’Youville, fondée par la congrégation des Sœurs Grises et située dans le Sud-Ouest à Montréal, se retrouve encore en grande difficulté financière et souhaite trouver un moyen pour éviter sa fermeture.

« Si on vient ici, c’est que nous ne sommes pas riches. J’aimerais bien mieux ne pas avoir besoin d’aide et être capable de payer ma nourriture », murmure Nicolas Strelbitsky, un bénéficiaire à la sortie de l’organisme.

Propos partagés par un jeune couple d’immigrants aux études.

« Nous sommes venus au Québec pour trouver une vie meilleure. Mais on ne reconnaît pas nos diplômes. On doit travailler et retourner à l’école », raconte un ancien employé du secteur du pétrole, originaire du Maghreb.

Nicolas Strelbitsky
Bénéficiaire

Situation précaire

Des craintes partagées par les employées et personnes responsables.

« Contrairement à 2007, on a décidé de sonner l’alarme avant d’être obligés de fermer », confie Ann-Edith Daoust, adjointe, responsable des communications et du financement.

La présidente de l’organisme, Michèle Bourget s’explique mal la situation.

« Nous avons une Cadillac comme organisme, dit-elle. Mais nous n’avons pas d’argent pour acheter de l’essence pour la faire fonctionner. »

Manque de fonds

C’est qu’en 2011, la Maison a perdu l’aide financière qu’elle recevait de Centraide du Grand Montréal, soit l’équivalent de 12 % de son financement.

« Les Sœurs Grises se sont également retirées progressivement de l’aide qu’elles nous donnaient », indique Mme Bourget

Centraide explique son retrait du fait que la mission de la Maison ne correspond plus avec les nouvelles orientations adoptées au début des années 2000.

« On ne donne plus aux organismes de premières lignes, explique Claude Masse, directeur des allocations. On veut, à travers l’aide, que les gens développent leur autonomie. »

De plus, d’autres organismes accordent également de l’aide aux personnes dans le besoin dans le secteur.

« Centraide finance actuellement un organisme similaire à la Maison d’Youville, dans le même arrondissement, et dont la mission cadre mieux avec nos nouvelles orientations », ajoute-t-il.

En 2007, après avoir annoncé la fermeture de l’organisme, les responsables avaient amassé 130 000 $.

Cet argent a servi à poser, entre autres, un diagnostic de la situation administrative de la Maison, en plus d’avoir assuré une certaine survie.

« Nos employés ont déjà accepté de réduire le temps de travail à quatre jours semaine, explique la présidente. On a pour le moment un mois de sursis. »

L’organisme a besoin annuellement de 300 000 $ pour fonctionner. De cette somme, 69 % est alloué aux salaires des cinq intervenantes, et 11 % au loyer.

► La Maison du partage d’Youville existe depuis plus de 25 ans.

► L’organisme offre de l’aide alimentaire à 140 familles chaque semaine

 

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