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Des élections très peu populaires

À peine 1,09 % des électeurs éligibles se sont présentés pour le vote dans les établissements de santé

Des élections très peu populaires
photo d’archives Le taux moyen de participation s’est chiffré à 1,09 %, ce qui représente 18 131 électeurs éligibles pour tout le Québec.

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À peine 1,09 % des électeurs éligibles à voter aux élections qui ont eu lieu dans le réseau la santé, le 1er novembre, se sont rendus voter. Il y avait tellement peu d’intérêt que la majorité des candidats aux différents conseils d’administration des établissements de santé ont été élus par acclamation.

Le Journal a dressé le bilan des élections pour les 16 Agences de la santé et des services sociaux du Québec.

Le taux moyen de participation s’est chiffré à 1,09 %, ce qui représente 18 131 électeurs éligibles pour tout le Québec.

Une situation qui ne semble pas surprendre les différents responsables aux communications dans les Agences de santé et services sociaux.

« C’est compliqué de trouver des bénévoles pour combler ces postes. Les gens ne sont pas tous intéressés à s’impliquer », remarque Johanne Vallée, présidente des élections régionales pour l’Agence de la santé et de services sociaux du Saguenay-Lac-Saint-Jean.

Dans neuf régions, le taux de participation n’a pas dépassé 0,5 %.

Le taux de participation a dépassé le 1 % dans seulement quatre régions. Ce sont des régions où les conseils d’administration sont souvent appelés à jouer un rôle plus actif dans l’organisation des soins de santé dans leur milieu.

C’est notamment le cas en Abitibi-Témiscamingue, où un seul établissement était en élection, sur une possibilité de neuf, et a obtenu un taux de participation de 1,16 %.

« On est fiers de notre taux de participation. Ici, les gens tiennent beaucoup à leur établissement, et les candidats prennent ça à cœur », dit Denise Stewart, chef du service des communications et de la qualité de l’Agence de Abitibi-Témiscamingue.

Dépenses d’élections

Le processus électoral dans le réseau de la santé s’appuie sur la Loi 127. Cette Loi oblige les Agences de la santé à faire de la publicité pour le scrutin auprès de la population.

Selon les informations obtenues par Le Journal, les Agences allouent en moyenne entre 1 000 $ et 5 000 $ pour chaque établissement en élection.

À Laval, par exemple, l’Agence a déboursé 9 600 $ pour des élections dans trois établissements de santé.

Une facture similaire de 10 628,05 $ (taxes incluses) a été payée par l’Agence de Chaudière-Appalaches, où deux établissements étaient en élection.

« Les dépenses encourues sont liées à la publication d’avis d’élection dans les différents médias régionaux », explique Caroline Picard, agente d'information aux services des communications à l’Agence de Chaudière-Appalaches.

« Puisqu’il s’agit d’une publication commune, les établissements de la région ont convenu de partager les coûts en parts égales », dit-elle.

Par ailleurs, d’autres Agences s’organisent pour intégrer les dépenses électorales dans le budget de publicité annuel, ce qui réduit les frais.

Difficulté de recrutement

La recherche de candidats afin de pourvoir les différents postes est également un défi de taille dans certaines régions.

« C’est 50 % de nouveaux candidats cette année pour nos différents postes dans nos établissements », indique pour sa part France Massicotte-Dagenais, agente de planification, de programmation et de recherche à l’Agence de l’Estrie, une région où il y a eu seulement un établissement en élection sur douze.

Les élus ne reçoivent pas de rémunération. Il y a seulement les frais de déplacement pour les réunions qui sont remboursés.

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