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Patrick Huard

Le Noël d'un homme heureux

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À 42 ans, Patrick Huard savoure encore Noël, sa fête préférée. Cette année, toutefois, tout est particulier pour lui : sa femme Anik Jean et lui attendent l’arrivée du petit Nathan pour le début janvier, peut-être le 2, le jour de son anniversaire, et c’est le premier Noël sans son père Donald, mort à 66 ans en juillet dernier, d’une crise cardiaque. Réflexions d’un homme sage.

« Noël c’est une fête magique pour moi. On prend le temps de se dire qu’on s’aime et, surtout, d’être une grande famille. La course s’arrête, on se fait plaisir mutuellement. Je tripe vraiment sur Noël », m’assure un Patrick Huard vêtu comme un jeune premier avec sa petite boucle.

« Je m’habille comme cela maintenant. Je trouve que les gars ne font pas assez d’efforts sur ce côté-là. J’ai le goût de leur dire regardez ce que vos femmes ou vos blondes ont l’air et essayer d’être au moins à leur hauteur », lance-t-il en souriant.

Souvenirs d’enfance

Aujourd’hui, Patrick Huard reçoit chez lui son monde. « C’est un plus petit groupe que les années passées à cause d’Anik qui accouche bientôt. Mais deux heures avant que mes invités arrivent, je serai super fébrile. Je suis comme un ti-cul avec les cadeaux. Je préfère en faire des petits, mais en plus grand nombre, juste pour avoir le plaisir de voir les gens les ouvrir; de les voir heureux. »

Il se rappelle alors un Noël avec ses parents et sa sœur 10 ans plus jeune que lui. « J’avais 15 ans, elle 5. Mes parents avaient loué un chalet dans les Laurentides. Puis, pendant que ma sœur dormait, nous étions allés, mon père et moi, couper un sapin et nous l’avions décoré. Je me souviens encore de ma petite sœur éblouie à son réveil, qui, du haut de la mezzanine de ce chalet, regardait son sapin, sans doute apporté par le Père Noël. »

Tout le quartier en carriole

Que dire maintenant des fêtes de Noël de sa fille Jessie (aujourd’hui une adolescente), alors que papa Patrick louait une carriole et invitait les parents à venir porter les jouets de leurs enfants afin, bien sûr, que le Père Noël en fasse la livraison.

« Nous nous sommes retrouvés avec 25 enfants dans la carriole du Père Noël et même une grand-maman seule qui chantait à tue-tête. Un père dont la petite était atteinte de leucémie avait même soufflé la neige dans le parc en faisant une allée de neuf pieds de large afin qu’on puisse atteindre sa maison. Je me souviendrai toute ma vie des yeux de cet enfant-là, comblée la nuit de Noël. C’est le vrai sens de cette fête-là pour moi », raconte Patrick Huard, ému.

L’homme heureux

Au fait, lorsqu’on lui demande de qualifier son année 2011, où il a été la vedette de deux films à succès, Funkytown et Starbuck, en plus d’être un des juges fortement apprécié à Star Académie, le mariage avec la femme de sa vie et l’annonce de son grand retour sur scène en 2012 avec un spectacle sur le bonheur. Il répond : « Ce fut une année de grandes émotions, le départ de mon papa Donald, mon mariage éblouissant avec mon amour et l’annonce de la venue de mon second enfant. Je dirais que j’ai atteint une grande sérénité. Je suis bien avec moi-même et tout le monde autour de moi. Je savoure chaque seconde de ce bonheur. Pour cela, c’est une année excep­tionnelle, le début d’une ère où je conjugue parfaitement avec le mot bonheur – et je ne dis surtout pas cela parce que mon prochain spectacle est sur ce thème-là. Toutefois, le processus de création m’a fait beaucoup réfléchir sur le sujet. »

Et c’est quoi le bonheur ?

« Au fil de mes lectures, j’ai retenu deux citations : “Le bonheur, c’est prendre conscience de sa liberté. Et le bonheur n’est véritable que lorsque partagé.” Ces mots m’habitent », nous confie-t-il.

Il se promet donc « de triper » très fort aujourd’hui en recevant ceux qui l’aiment pour Noël, après avoir cuisiné pendant deux jours.

« Quand je vois un de mes cadeaux sous l’arbre, je capote, je danse, je saute. Je suis un enfant », me dit-il avec des yeux de petit gars ébahi.

Bien sûr qu’il aura une pensée spéciale pour son papa Donald, son premier fan, qui adorait Anik, sa femme.

« Pour me réconforter, je me dis que mon fils héritera de la sensibilité et de l’écoute exceptionnelle de mon père. Il était tellement drôle. On l’attendait pour que le party commence. Aujourd’hui, je me dois de prendre la relève. Mais grâce à la petite famille que j’ai maintenant, j’ai vraiment le sentiment de ne plus jamais être seul. J’ai mon équipe, ma famille, ma fondation dont je rêvais. C’est la plus belle des certitudes, c’est sécurisant, mais c’est aussi une grande responsabilité. Présentement, y’a rien que je changerais dans ma vie, absolument rien, sauf le départ de mon papa. Je souhaite aux gens un Noël dont ils se souviendront toute leur vie », conclut l’homme heureux.

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