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Ottawa

Privatisation de l'eau?

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Le Canada est «ouvert» à la privatisation de l'eau, dénoncent le Syndicat canadien de la fonction publique.

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OTTAWA - Le Canada est « ouvert » à la privatisation de l'eau, dénoncent le Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) et le Conseil des Canadiens.

 

Selon les deux organisations, c’est ce que montrent des documents secrets sur les négociations commerciales entre le Canada et l'Union européenne (UE), rendus publics mercredi par le Réseau québécois sur l'intégration continentale (RQIC) et le Réseau pour un commerce juste.

« Le Canada et les provinces n'ont prévu aucune protection pour les services d'eaux potables et usées contre des règles qui favoriseraient et enchâsseraient la privatisation », ont souligné le Conseil des Canadiens et le SCFP, jeudi, dans un communiqué.

Les deux organisations affirment que le premier ministre Stephen Harper a laissé entendre que le Canada était « ouvert » aux grandes entreprises européennes des eaux qui considèrent que les services publics d'eau constituent une barrière à leurs investissements.

Les documents rendus publics mercredi font état des offres initiales en matière de services et d'investissement faites par le Canada à l'UE, dans le cadre des négociations de l'Accord économique et commercial global (AECG). Les discussions entre Ottawa et l’UE portaient notamment sur la déréglementation de certains secteurs, de façon à favoriser les investissements.

« Même les négociateurs européens demandent que l'eau soit exclue de l'AECG, a souligné jeudi Maude Barlow, présidente nationale du Conseil des Canadiens. Il s'agit d'un immense cadeau offert aux sociétés des eaux par le gouvernement Harper et peut-être par certaines provinces qui veulent faire une plus grande place à la privatisation de l'eau dans nos villes et villages et qui considèrent cet accord de commerce comme un outil pour arriver à leurs fins. »

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