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Auto-incrimination

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Comme avocate de la défense, j’ai trop souvent vu des gens coincés par leurs propres écrits ou aveux.

Vous devez vous souvenir qu’à la seconde où l’information est publiée, il est malheureusement trop tard.

Alors, évitez d’écrire vos excès de colère, de tristesse ou de provocation sur un forum: vous pourriez le regretter.

En matière criminelle, une fois qu’il a été démontré qui est l’auteur des propos sur Facebook, messages textes, Twitter ou autres, ceux-ci seront considérés comme fiables et souvent admissibles en preuve devant un tribunal.

La Couronne pourra s’appuyer sur ces informations et accuser la personne fautive d’une infraction criminelle, si tel est le cas. Elle pourra également s’en servir pour la contre-interroger en tentant d’affecter sa crédibilité. En matière civile, ces preuves sont plus fréquentes.

Retenez encore que si une personne commet un acte criminel par le biais de textos compromettants ou d’un tweet incriminant, elle n'aura souvent pas d’autre choix que de plaider coupable.

Dans ce contexte, elle devra expliquer ses propos pour tenter d'atténuer la peine encourue avant que le tribunal décide de la sentence.

Dans ma profession, on dit souvent à nos clients de se prévaloir de leur droit au silence. Tenez-vous-le pour dit.

- Me Julie Couture - L’avocate du Journal

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