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CHASSE

Des cours courus

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Photo d’archives, Julien Cabana La chasse demeure une activité populaire au Québec.

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Pendant que certaines personnes du milieu, y compris des fonctionnaires du ministère des Ressources naturelles et de la Faune, croient que la chasse est en baisse au Québec, le nombre de personnes à suivre des cours pour l’obtention de leur certificat de chasseur atteint des sommets inégalés.

Ainsi, on apprend, avec la publication des chiffres de Sécurité Nature, organisme mandaté par le gouvernement pour donner les cours PESCOF depuis 17 ans, qu’en 2011, 25 700 personnes ont suivi un cours. Ce nombre regroupe les amateurs qui ont suivi des cours d’initiation à la chasse avec arme à feu, arc ou arbalète.

Le total se divise en 16 500 pour le cours d’initiation à l’arme à feu (ICAF), nombre qui s’inscrit bien haut dans la liste des records. Dans le cas du cours d’initiation à la chasse à l’arc et à l’arme à feu, en 2010, il y avait eu une baisse. On s’attendait à revivre une situation semblable. Au contraire, plus de 9 200 personnes ont suivi ces cours, ce qui représente une augmentation de 8 % par rapport à 2010.

La relève

Depuis quelques années, les gens de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs, organisme qui chapeaute Sécurité Nature, contestent les chiffres concernant le nombre de chasseurs au Québec.

« Ils se fient uniquement sur le nombre de permis vendus, mais il y a une différence entre les chasseurs actifs et ceux qui sont certifiés et qui peuvent chasser, explique Alain Cossette, directeur général. Il faut vraiment que les gens comprennent que le nombre de chasseurs, c’est le total des gens qui sont aptes à chasser. »

Un autre point important pour Cossette, c’est que les chiffres montrent qu’il y a une augmentation de la relève à la chasse. Les femmes (24,6 %) et les personnes mineures (24,3 %) représentent près de la moitié de tous les participants (48,9 %) en 2011. C’est une augmentation de 18 % par rapport à 2010.

L’abolition du registre

La Fédération faisait partie des organismes qui ont travaillé activement à ce que les chasseurs avec leurs armes longues soient exclus du fameux registre des armes à feu. Il va sans dire que le résultat du vote en Chambre pour l’abolition du registre a réjoui ses dirigeants. Toutefois, ils demeurent très conscients qu’il faut assurer la sécurité du grand public contre des actes de violence.

« Nous avons répété à maintes reprises notre appui à la loi sur les armes à feu et le fait que les propriétaires d’armes doivent détenir un permis d’armes à feu », assure M. Cossette. Dans la foulée, la Fédération recommande au gouvernement canadien de créer un cadre de sensibilisation du public à l’utilisation des armes à feu et à mieux financer les programmes de soutien aux jeunes en milieux défavorisés. Elle suggère aussi de créer des programmes qui permettraient de renforcer la pratique sécuritaire du maniement des armes à feu et, finalement, d’accorder un meilleur financement des programmes sociaux venant en aide aux victimes d’actes criminels.

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