/news/politics
Navigation
Projet de Radars photo

« Des pompes à fric » — Karl Hamel, Québec-Ticket

Coup d'oeil sur cet article

Le président de Québec-Ticket a bien hâte de débattre devant les tribunaux les contestations de contravention des radars photo.

Avec la fin du projet pilote, les premiers avis d’auditions de cour commencent à parvenir au sein de l’entreprise. Difficile de dire qui du conducteur ou du gouvernement l’emportera le plus souvent.

« On va en faire en 2012. Les gens pensent que parce que c’est une machine, ça ne se conteste pas. C’est faux. Ultimement, c’est un policier qui émet la contravention. Il y a beaucoup de trous dans cette loi. C’est certain que nous allons « challenger » ça. J’espère que le gouvernement s’y attend. J’ai hâte de voir ce que ça va donner », a précisé Karl Hamel.

Pas des imbéciles

Ce dernier affirme qu’il n’est pas contre l’installation de ces appareils, mais il n’apprécie guère l’attitude des élus.

« Il y a beaucoup de bullshit qui sort du gouvernement. Il ne faut pas prendre le monde pour des imbéciles. Ils disent que les 15 appareils ont ramené 20 millions $. Combien a été le coût pour les opérer? Presque 20 millions $! Aussi cher. En partant, c’est biaisé. Un seul appareil sur Décarie a rapporté à lui seul 40 % des revenus. C’est une belle trappe à tickets. En France, ils appellent ça les pompes à fric. »

Il répète que les automobilistes ont tous tendance à ralentir à l’approche d’un radar photo, pour ensuite accélérer immédiatement après.

Dans vos poches

« L’objectif numéro un des radars photo, c’est de prendre l’argent dans vos poches et de l’envoyer dans celles du gouvernement. La vérité est là. »

L’absence de points d’inaptitude ouvre aussi une belle porte. « Ils n’ont pas le droit de prendre la photo du conducteur en vertu de la Charte. En droit, si tu ne peux pas identifier le commettant de la faute, il n’y a pas de faute. À Edmonton, ils ont annulé 100 000 contraventions. »

Pour sa part, le président de la Fraternité des policiers de la ville de Québec privilégie d’abord et avant tout le travail des agents et patrouilleurs sur les routes du Québec.

Autres façons

« Ce n’est pas l’arme ultime. Il y a plein d’autres façons de faire ralentir les gens. Les radars photo ne régleront pas le problème des conducteurs avec les facultés affaiblies par exemple. Souvent, ça se fait lors d’interception de routine et le constat se fait », a mentionné Bernard Lehré.

Selon lui, l’octroi de points d’inaptitude fait plus mal aux conducteurs fortunés, qui se soucient moins des amendes.

 

Commentaires