/opinion
Navigation

Journée de la famille !

Coup d'oeil sur cet article

Lundi dernier, les résidents de cinq provinces canadiennes ont eu droit à une fin de semaine de trois jours grâce à la Journée de la famille. Il y a quand même des fois où j’aimerais ça être un Canadien !

Au Québec, on ne célèbre pas la Journée de la famille, car comme le justifie la porte-parole de la ministre de la Famille : « Nous préférons investir dans la famille, et c'est à travers un panier de services qu'on le fait. » Merci pour les services, madame la ministre, mais dans le cas présent, je ne veux pas un service, je veux une fête, une célébration.

Si à la Saint-Valentin on dépense des millions pour célébrer les conséquences des tirs de flèches du p’tit gros joufflu en couche, on peut bien fêter les résultats des ébats qui s’ensuivent. Ce ne sont pas toutes les soirées de la Saint-Valentin qui finissent avec la création d’une famille, mais il reste que la famille est à la base de notre société, et cela mérite d’être souligné en grand.

Même si j’ai grandi dans une famille de quatre enfants, ce n’est que lorsque j’ai eu les deux miens que j’ai véritablement compris l’ampleur de la tâche... des tâches, devrais-je plutôt dire, car en tant que parent vous devez être négociateur, animateur, nutritionniste, concierge, chef cuisinier, psychologue, banquier, sexologue, et éventuellement déménageur ! Mais votre travail ne se terminera pas là, parce que si vos parents sont des boomers, soyez assurés que vos enfants seront des boomerangs... ils reviendront.

Source de joie

Mais malgré l’amplitude des responsabilités, la famille demeure une des plus grandes sources de joie qui soient. Et c’est pour cela qu’il faut la célébrer. Et comme on est au Québec, on devrait faire cela différemment !

Comme les autres provinces, on maintient la fête un lundi, dans le but d’avoir nous aussi une longue fin de semaine, mais au lieu d’organiser des activités en famille, on donne un répit à toutes les familles. Pour ce faire, les enfants seraient pris en charge par un(e) membre de la famille sans enfant, libérant ainsi les parents pour la journée. On fait d’une pierre trois coups : on donne une pause aux parents, on conscientise les autres aux tâches titanesques du rôle des parents, et les enfants apprécient leur cellule familiale...

En tout cas, après 24 heures avec oncle Alex, les miens vont apprécier le dévouement de leur papa. Par contre, après une journée en compagnie de mes rejetons, le beau-frère ira probablement se réfugier au monastère... quoique cela ne peut être qu’une bonne nouvelle pour le patrimoine génétique !

Robert Bourassa

L’ancien Premier ministre est revenu dans l’actualité, avec la parution des livres de Jean-François Lisée et George-Hébert Germain, et la guéguerre qui s’en est suivie. Le maire Tremblay a montré un rare moment de leadership inspiré en réactivant le dossier de la commémoration de Robert Bourassa.

Dans le but de lui éviter un « flop » comme lorsqu’il avait tenté de renommer l’avenue du Parc en l’honneur de Bourassa, je ferai au maire quelques suggestions assurées de recevoir l’aval de toute la population. La proposition la plus économique : renommer le boulevard Henri-Bourassa.

C’est une artère importante reliant l’est et l’ouest de la ville, et il ne s’agirait que d’apposer des étiquettes autocollantes « Robert » par-dessus chaque « Henri» .

Mais la proposition la plus logique : nommer le nouvel échangeur Turcot l’échangeur Robert-Bourassa, pas parce que M. Bourassa était échangiste, mais parce que quoiqu’on nous promette, ce sera une structure lourde, sinueuse où ce sera toujours bloqué. Et cela représenterait bien l’héritage constitutionnel de Robert Bourassa.

Commentaires