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Un Parc faunique en projet

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Avec la fermeture du Zoo de Québec, la région se retrouve avec un manque de spécialistes pour venir en aide aux animaux sauvages qui sont victimes de blessures à la suite d’accident ou autre. Des gens veulent y remédier en créant un Parc faunique.

L’idée a germé dans la tête de deux hommes qui sont déjà très impliqués dans le domaine, François Richard et Guy Gosselin. Depuis 12 ans, Richard dirige Safari éducation, une organisation vouée à l’éducation en sciences et nature. De son côté, Gosselin opère, depuis 15 ans, Le Service de capture faunique du Québec.

« Nous voulons créer ce refuge pour aider les animaux victimes d’accidents de la route entre autres ou encore d’animaux découverts dans les milieux habités, qui, s’ils ont de l’aide, pourront retourner dans leur milieu naturel, explique Richard. Nous voulons aussi en profiter pour aider les gens à mieux connaître ces espèces sauvages qui peuplent nos forêts et de plus en plus, des sites habités. Nous aurons donc un volet éducation dans notre aventure. Les gens pourront visiter le site, c’est certain. » Les deux hommes veulent offrir un centre d’observation de la faune sauvage pour le grand public, mais aussi pour les groupes scolaires et même les touristes étrangers qui visitent Québec et sa région, à l’intérieur de leur projet.

Retourner dans la nature

Un autre but visé par ces deux spécialistes, c’est de réhabiliter et réinsérer les animaux sauvages dans leur milieu.

« Il est certain que nous aurons un endroit qui ne sera pas accessible au public afin de pouvoir soigner les animaux et leur permettre de retourner dans la nature, explique le spécialiste. Parmi nos objectifs, nous voulons capturer et soigner des animaux qui, sans des interventions de notre part, n’ont pas beaucoup de chances de survie. »

Présentement, si un animal sauvage a besoin d’aide, les agents de protection de la faune n’ont que deux portes de sortie, à savoir le Zoo de Saint-Félicien et le Refuge Pageau, à Amos en Abitibi.

« Il faut avoir quelque chose dans notre région afin d’éviter qu’un animal qui est retrouvé en Gaspésie, par exemple, ait besoin de faire toute cette route pour obtenir des soins. La région de Québec a besoin d’un tel équipement. »

Coopérative

Pour mener à bien leur projet, les deux hommes ont décidé d’y aller avec un modèle de coopérative qui permettra d’amasser des fonds pour le démarrage, d’une part, mais aussi aux différents membres de partager leur expérience.

« Nous visons à réunir 1 000 membres qui vont investir 100 $ chacun, ce qui nous donnera la mise de fonds de départ. Il s’agira d’un statut de membres utilisateurs-loisir, qui pourront profiter des lieux en famille et obtenir des services à des coûts moindres. Le site peut devenir une espèce de laboratoire naturel où tout le monde pourra en savoir un peu plus sur les animaux sauvages de chez nous. »

Sur le site, il est prévu d’avoir des modules de réhabilitation mais aussi des sentiers d’interprétation, des aires de jeu pour la famille, une petite ferme, une piste d”hébertisme, le tout sur le même terrain. Certains animaux qui ne seront pas réhabilitables pourront vivre sur le site en toute sécurité.

« Nous cherchons à nous installer à plus ou moins 35 minutes du centre-ville de Québec. Nous voulons que le site soit facilement accessible, capable d’accueillir les visiteurs de façon confortable et sécuritaire. Nous n’avons pas encore choisi de site précis, sauf que nous sommes en discussion avec différents intervenants qui pourront sûrement nous aider. »

La civilisation s’étend

De plus en plus les gens s’établissent dans la nature, en banlieue, là où il y a des populations d’animaux sauvages. Il est donc normal que les rencontres se multiplient et, par le fait même, les risques de rencontres sont augmentés.

Selon les chiffres fournis par les deux spécialistes, ils estiment qu’ils auront à intervenir auprès de plus de 350 animaux sauvages annuellement. Le Centre des oiseaux de proie reçoit plus de 350 oiseaux de proie par année. La SPA de Québec a relâché 323 animaux sauvages et en a euthanasié 87, en 2007 seulement. Le Refuge Pageau, à Amos, reçoit annuellement plus de 60 animaux.

« Mon partenaire refuse des dizaines d’appels concernant des animaux sauvages blessés. Avec un tel centre, nous pourrions les accueillir. »

Si vous désirez en savoir plus long et si l’aventure vous tente, vous pouvez vous rendre sur le site Internet www.parcfaunique.com, où vous trouverez tous les détails pertinents.

Babillard nature...

Le trophée Jean Pagé

Le confrère Eernie Wells de Rimouski a décidé de lancer un tout nouveau trophée qui se veut un nouveau symbole hommage de la chasse au Québec. Il lui a donné le nom de Trophée Jean Pagé, en l’honneur de ce chroniqueur toujours actif, qui du haut de ses 83 ans, a marqué l’histoire de la chasse et de la pêche au Québec. Ce trophée a pour but premier de symboliser le succès  de la chasse sportive au Québec auprès des associations, fédérations et  pourvoiries intéressées qui pourront le remettre à quiconque le mérite. L’oeuvre est signée par le sculpteur Roger Langevin qui a choisi l’orignal comme thème en expliquant qu'un trophée « doit, au plan de son imagerie, évoquer l’objectif principal d’une activité. Dans ce cas-ci, l’image de l’orignal s’imposait.»

Relâche dans les Parcs

Dans l’ensemble du réseau des Parcs nationaux, des activités ont été organisées pour souligner de façon spéciale la semaine de relâche. Les parcs comptent des centaines de kilomètres de sentiers aménagés pour le ski de fond, la raquette et la randonnée pédestre.Pour connaître tous les détails et l’ensemble de l’offre de Parcs Québec, vous pouvez consulter le site :www.parcsquebec.com.

La FQCP en Gaspésie

La régionale Gaspésie-Iles-de-la-Madeleine de la Fédération québécoise des chasseurs et pêcheurs tiendra son congrès annuel le 24 mars prochain, à l’École Esdras Minville de Grande-Vallée. Les inscriptions vont débuter à 8h30. Il sera question de la truite de mer, des mirradors de chasse, des chalets illégaux et du thème que la forêt ça se partage. Plus de 15 000$ en prix seront à l’enjeu parmi les participants(es). Pour informations: Danielle Leblanc(418)229-2299 ou Alain Poitras(418)865-3188.

L’ail des bois

N’oubliez pas qu’il est illégal de ceuillir trop d’ail des bois, une espèce qui est protégée au Québec. Cinq individus l’ont appris dernièrement en étant condamné à 6500$ d’amende pour avoir été pris la main dans le sac avec un surplus de bulbes. Annuellement, une personne ne peut récolter plus de 50 bulbes ou plants, en vertu de la réglementation sur les espèces menacées et vulnérables.

 

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