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Élections = Séduction

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Quoi que nos politiciens nous disent, ou ne nous disent pas, nous sommes en campagne électorale. Soyez sur vos gardes, car un politicien en campagne, c’est comme un gars en plein démon du midi lors d’un 5 à 7 au Lovers : il va faire plein de promesses pour voir vos fesses !

Au sens figuré évidemment. Par contre, une fois que nos politiciens ont obtenu notre vote, trop souvent, comme le gars au Lovers, ils nous laissent tomber. Voici un portrait de quelques-uns des séducteurs qui tenteront bientôt le grand jeu.

Jean Charest

Il jouera assurément la carte de la stabilité en nous susurrant : « On est ensemble depuis neuf ans, ma belle ! On commence à bâtir quelque chose de solide, j’ai même un plan pour un chalet dans le Nord... » Et, cette fois-ci, Charest sera un séducteur encore plus ardent, car un nouveau prétendant s’est pointé à l’horizon, augmentant les chances d’une course à trois. Et, en politique, un ménage à trois (gouvernement minoritaire) est loin d’être aussi titillant ! C’est clair pour Jean : le pouvoir, ça ne se partage pas et il veut le garder le plus longtemps possible.

François Legault

Pour sa part, François Legault jouera la carte du changement. Et le changement représente une arme de séduction massive, car c’est l’attrait de la nouveauté. Il nous chuchotera : « Tu ne vas nulle part avec l’autre, ma belle ! Ça fait neuf ans que vous êtes ensemble et t’es encore sur la liste d’attente. Nous autres, on pourrait bâtir quelque chose de nouveau ensemble, quelque chose de différent ! Quoi exactement ? On verra ! » Malheureusement pour Legault, son élan est coupé par votre amie Carole, qui arrive et dit : « Coudonc, Legault, j’te regarde depuis tantôt... qu’est-ce que t’as de changé ? Ah oui, c’est ton veston, tu l’as reviré de bord ! »

Amir Khadir

Il nous séduira par son côté rebelle et son approche franche et directe. Sauf qu’on n’a pas tendance à se laisser séduire et à voter pour quelqu’un qui nous dit nos quatre vérités : « Salut, ma belle, c’est joli ce que tu portes, mais sais-tu que ça a été fabriqué par des enfants en Indonésie, payés trois dollars par semaine ? » On adore ça, Amir, quand vous vilipendez un ancien président de la Caisse de dépôt comme Henri-Paul Rousseau, ça vous rend sexy ! Mais de là à élire 25 autres comme vous, il y a une marge.

Pauline Marois

Elle tentera de nous séduire avec l’attrait du « vrai » changement. « Salut, mon beau ! Habites-tu encore chez tes parents ? Parce que si tu veux te mettre en couple, on peut se séparer ! » Plutôt attrayant comme invitation, mais, en même temps, ça fait peur. On n’est pas sûr de vouloir quitter le confort du demi-sous-sol de notre maison canadienne. Et, d’un autre côté, si un certain gouverne avec « les deux mains sur le volant », Pauline, avec sa gouvernance souverainiste, propose d’aller de l’avant avec un pied sur le frein ! Mais, Pauline, si vous voulez vraiment nous séduire et avoir de l’action sur la banquette arrière, il faudra que vous lâchiez le frein.

Conclusion

Vous savez maintenant, chers lecteurs, un peu plus à quoi vous en tenir avec ces soupirants. Soyez sur vos gardes quand ils vous aborderont prochainement, car ils vous considèrent peut-être comme une conquête d’un soir. Rappelez-vous alors que vous n’êtes pas au Lovers, vous pourriez être pris avec « l’élu » de votre cœur pendant les quatre prochaines années !

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