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Je peux maintenant mourir

Philippe Laprise bien vivant

Philippe Laprise bien vivant
Photo courtoisie Philippe Laprise sera de retour au St-Denis le 17 mars prochain.

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Philippe Laprise nous dit d’une manière très audacieuse qu’il peut maintenant mourir. L’humoriste surprend, ose dans ce spectacle qui lui donne des ailes et confirme qu’il a fait le bon choix en prenant la route de l’humour. Bien vivant, il répond à nos questions à quelques jours de son retour sur scène au Théâtre Saint-Denis le 17 mars, et de continuer à parcourir le Québec.

Philippe, êtes-vous prêt à mourir ?

Je ne suis pas prêt du tout à mourir, honnêtement, j’ai encore beaucoup de choses à faire sur terre, dont élever mes trois enfants extraordinaires et passer du temps avec ma conjointe. Je pense que le titre de mon spectacle peut sonner négatif, mais ce n’est pas du tout le cas. Mon spectacle, c’est un témoignage des bons coups dans ma vie, des choses dont je suis fier et de ma vision de l’avenir.

Être sur scène et se livrer devant un public, est- un acte de vie ou de mort ?

Je pense que pour tous les humoristes qui arrivent avec de nouveaux numéros, c’est toujours un acte de mort parce qu’on arrive devant un public, qu’on est instable et qu’on ne sait jamais à quoi s’attendre... Mais, dès que le public embarque et qu’on crée un esprit d’équipe, c’est un vrai plaisir. Il faut passer par un peu d’angoisse pour ensuite vivre de très beaux moments avec le public.

C’est quoi une belle mort ?

De ne pas mourir avant d’avoir vu mes enfants et mes petits enfants grandir. De les avoir vus s’épanouir et réussir dans la vie. Quand je pourrai constater que tout ce que je laisse va continuer à vivre et qu’ils n’ont plus besoin d’aide, ce sera une belle mort.

Pourquoi un tel titre de spectacle ? Quelle était votre inspiration ?

En fait, j’ai choisi le titre du spectacle, car ça reflète que j’ai réalisé de belles choses dans ma vie. C’est un titre accrocheur à cause du mot mort qui intrigue et peu parfois faire peur, mais dans le cadre du spectacle, c’est très positif.

Faire sa place en humour au Québec, c’est un acte de foi incroyable ?

Oui, c’est un acte de foi incroyable. Il faut se fixer un but et y arriver. Il faut se donner des petits objectifs à court terme, il ne faut pas penser uniquement au long terme et se voir dans 10 ans. Par exemple, cet été, je me concentre sur l’animation de mon premier gala Juste pour rire et ensuite je penserai à l’automne. Il faut toujours y aller une étape à la fois et toujours continuer d’y croire.

Ça prend quoi pour réussir un bon spectacle d’humour ?

Je crois beaucoup à la force du travail d’équipe. Il faut que l’équipe ait confiance en moi et que moi aussi je puisse leur faire totalement confiance. Que tout le monde donne le meilleur d’eux-mêmes pour donner le meilleur show possible.

Êtes-vous drôle dans la vie ? Drôle à mourir ?

Je suis drôle dans la vie, car j’aime m’amuser, dire des niaiseries, me laisser aller, rire... être drôle, ça fait du bien, y’a tellement de noirceur autour de nous que c’est important l’humour pour mettre une touche de la lumière dans la vie.

Et le succès, vous vivez cela comment ?

Je vis très bien avec ça, je trouve très agréable de rencontrer les gens et de comprendre comment ils peuvent s’identifier à ce que j’ai dit ou fait. J’aime beaucoup rencontrer le public et jaser avec eux.

Ce retour au St-Denis, ça vous envoie quel message ? Quelle est la prochaine étape ?

De revenir au St-Denis, c’est extraordinaire ! Le St-Denis est un Monument pour les humoristes. C’est une étape importante dans ce milieu.

Sur votre épitaphe on pourra lire.....

J’ai mordu dans la vie parce que j’aime la vie ! ... ou Attention à la marche !

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