/lifestyle/books
Navigation
livres d'ici

Lutte acharnée pour le pouvoir

Coup d'oeil sur cet article

Quand j’en aurai fini avec toi
de Jean-Philippe Bernié
Les éditions La Courte Échelle, 240 pages.
Jean-Philippe Bernié est un jeune écrivain qui vit au Québec depuis 20 ans. Il se considère d'ailleurs comme un vrai québécois. Celui qui a troqué les hivers doux du sud de la France pour le froid du Québec est un grand voyageur.

 

Il fait une carrière scientifique en tant que consultant indépendant dans l'industrie papetière qui le conduit en Amérique du Nord et en Europe. Ce statut lui confère une liberté qu'il dit fort bien apprécier tant sur le plan du temps que de l'inspiration.

« Je pense que la création littéraire et la découverte scientifique fonctionnent de la même manière. On se laisse guider par l’intuition. »

Quand j’en aurai fini avec toi est son premier roman. Il a également puisé dans ses expériences universitaires pour imaginer l'histoire qu'il nous présente aujourd'hui. Ayant travaillé 10 ans comme chercheur à l’université, un milieu ultracompétitif dit-il, rempli de batailles. Le terreau idéal pour un thriller. Et pour lui,

« la liberté dont jouissent les universitaires amène l’imagination à créer des méchants particulièrement ambitieux et détestables ! »

 

Claire, l’antihéroïne

Afin d’illustrer ce phénomène, il y a son personnage principal, Claire, une femme brillante, forte et belle, qui n’hésite pas à se servir de ses atouts. Claire est en fait une antihéroïne : dure et sans scrupules.

Claire Lanriel est le type de femme que l’on adore haïr. Ses collègues de l’Université Richelieu ne s’en privent pas, eux qu’elle séduit ou manipule pour les déposséder de ce qui leur revient. Car la professeure Lanriel brigue le poste de directrice du département des Matériaux, et elle est prête à tout pour y parvenir. Or, une lettre anonyme l’accusant d’avoir commis, des années auparavant, une grave faute professionnelle menace de la mettre à genoux. Qui est l’auteur de cette lettre ? Les ennemis de Claire possèdent tous une pièce du puzzle...

Jean-Philippe Bernié nous promet donc un roman rempli de luttes acharnées pour le pouvoir, la gloire et l'argent. Quand j’en aurai fini avec toi est le premier thriller d’une série à grand déploiement. Le deuxième tome paraîtra en janvier 2013.

Seulement attendre et regarder
d’Elena Botchorichvili
Celle qui a inventé le « roman sténographique », Elena Botchorichvili, offre son sixième roman où elle laisse libre cours à son côté comique. Seulement attendre et regarder est un portrait de l’immigration qui décape, très loin des bons sentiments, même si par moment elle nous touche avec des moments d’une extraordinaire émotion. Botchorichvili nous raconte l'histoire de l’ethnolinguiste Richard Dubé, qui demeure au sommet du mont Royal, dont la maison est squattée par une communauté de réfugiés qui ont réussi par miracle à s’échapper de toutes sortes de pays ex-postcommunistes.
 
Seulement attendre et regarder
d’Elena Botchorichvili,
Édition Boréal,104 pages.
Sainte flanelle gagnez pour nous !
De Claude Dionne
Montréal, 1950. Dans la famille de Clément Belzile, on nourrit de grandes ambitions pour le jeune homme, qui a un autre espoir : imposer à sa famille sa véritable passion, le Canadien de Montréal. Placé à l'orphelinat au décès de son père, Clément trouve réconfort et inspiration chez ses héros. Lorsqu'une étrange statuette remise par le notaire vient révéler un pan nébuleux de son histoire familiale, Clément puise dans les victoires miraculeuses de la Sainte Flanelle la force de se mettre en quête de la vérité. L'auteur, Claude Dionne, a enseigné le français pendant plus de 30 ans. Sa passion pour le Canadien de Montréal lui a inspiré ce premier roman, finaliste au prix Robert-Cliche en 2011.
 
Sainte flanelle gagnez pour nous !
de Claude Dionne, VLB Éditeur, 276 pages.
Regards croisés, paroles de femmes
De Rachida M'Faddel
Dans cet ouvrage, trois femmes de générations et de religions différentes racontent leur parcours et partagent leur intérêt sur des sujets actuels : les accommodements raisonnables, l'identité culturelle, le port du voile, l'homophobie, le racisme, la diabolisation de la différence et de l'inconnu, la subordination des femmes, l'injustice, etc. Elles apportent dans leurs bagages leurs propres codes socioculturels et abordent les sujets sans tabous. Elles posent des questions pertinentes : les accommodements raisonnables le sont-ils vraiment ? Le Québec doit-il s'accommoder ? Comment accueillir les nouveaux arrivants ? Elles proposent un véritable dialogue afin d'ouvrir sur une vraie rencontre avec l'autre.
 
Regards croisés, paroles de femmes
Rachida M'Faddel, Francoise Tremblay, Alexandra Imperiale, Éditions Fidès, 340 pages.
Commentaires