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Le braconnage, un fléau

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Le défunt ministère du Loisir, de la Chasse et de la Pêche avait démarré une campagne anti-braconnage en utilisant le thème « Braconner, c’est voler ». Jamais aucune autre campagne n’a mieux servi la cause des agents de protection de la faune du Québec dans leur lutte contre ces individus sans conscience.

Le cas signalé de ces deux individus qui ont utilisé un aéronef pour braconner des caribous démontre bien jusqu’où ces gens sont prêts à aller. Leur geste va plus loin que le prélèvement illégal. Il met en danger la survie de cette espèce de caribous qui est classée comme une espèce vulnérable. Lorsqu’une espèce a ce statut, elle fait l’objet d’études, de surveillance supplémentaire, de tentatives de redressement de la population, autant d’interventions qui nécessitent de gros budgets.

Il fait aussi monopoliser plusieurs spécialistes qui sont formés pour assurer la pérennité de ces espèces qui appartiennent au patrimoine québécois. Les braconniers sont des êtres sans scrupules qui ne pensent qu’à satisfaire leur instinct de récolter illégalement poissons et gibiers, pour eux ou pour en faire le commerce. Ce sont des voleurs dans tous les sens du terme.

Gestes égoïstes

En 2012, au Québec, le braconnage ne peut être un moyen de nourrir sa famille, comme le disaient les plus anciens dans le passé. Il s’agit plutôt de gestes égoïstes, posés par des gens qui veulent profiter pour eux-mêmes de gibiers et de poissons qui appartiennent à l’ensemble de la collectivité.

Les deux individus impliqués dans le cas présent ont poussé l’audace jusqu’à laisser sur place des parties de caribous qu’ils ont enterrées, de quoi donner la nausée. Au Québec, le fléau du braconnage est bien vivant. Annuellement, les agents de protection de la faune participent à quelques opérations d’envergure qui sont hautement médiatisées. Ils y vont aussi de centaines d’enquêtes sur des cas plus petits mais qui ont tout de même des conséquences désastreuses sur la ressource.

Dans le cas présent, les agents ont mis quatre jours seulement à régler le cas parce que le public a collaboré en fournissant des renseignements de premier plan. Si vous êtes témoins d’actes de braconnage, n’hésitez pas à les dénoncer. Sans l’aide des gens honnêtes, les agents ne pourraient pas solutionner des affaires aussi dégueulasses que celle des caribous du Pipmuacan.

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