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De quel droit ?

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J’ai été carrément choqué de la décision de la Protection de la jeunesse dans le dossier d’une fillette de moins de dix ans abusée sexuellement par son père. Dans l’intérêt de l’enfant, l’agresseur pourra voir sa fille trois heures par semaine. Sous supervision bien sûr !

Est-il besoin d’ajouter que monsieur, qui a été reconnu coupable, ne peut être en présence d’autres enfants ou même s’en approcher. Et que son nom apparait maintenant sur la liste des criminels sexuels pour les vingt prochaines années.

Mais, il peut fréquenter sa victime, sa propre fille. Super !

L’AVIS « D’EXPERTS »

Certains professionnels considèrent même que ces fameuses visites pourraient être utiles à la fillette afin qu’elle puisse exprimer sa colère ou encore faire savoir qu’elle n’a pas aimé le geste, mais qu’elle aime tout de même son père et qu’il ne faut pas le soustraire à sa réalité. Ouf...  

Personnellement, ma démarche serait tout le contraire. Je me démènerais pour que l’homme perde son autorité parentale et ses droits inhérents. Terminé « papa ». L’odieux de tes actes te relaie au bas rang de géniteur. Point. T’es plus digne d’être mon père.

SATISFAIRE L’AGRESSEUR

Les méandres de la psychologie de l’enfance m’échappent sans doute, mais j’ai tout autant à cœur l’intérêt de l’enfant que celles et ceux qui gèrent des dossiers de jeunes abusés. Or, mettre en contact la proie et son prédateur à cette fréquence ne peut selon moi qu’en venir à banaliser le crime voire même en arriver à l’intégrer à la vie de la fillette ; bof, ce que « papa » a fait ne doit pas être si grave, puisqu’il est toujours présent...

Je pense que la décision rendue est à tout le moins discutable. Elle sert davantage la satisfaction du pervers que la guérison de la victime.

Dire que dans d’autres dossiers, on retire des enfants de leur milieu familial de manière préventive, sur la base de simples allégations ou de manigances nourries par la vengeance entre ex-conjoints.

UN MALADE

Si le père était atteint d’une maladie contagieuse à haut risque, on ne le mettrait pas en contact avec sa gamine par crainte de la voir contaminée. On la protègerait puisqu’on veut son bien. Mais là, étant donné qu’elle n’est que l’enfant abusée par un père déséquilibré et déviant c’est bon pour elle ? 

Tiens, une autre question me vient en tête ; si la victime était majeure, penserait-on à lui imposer la présence de son agresseur, ne serait-ce qu’une toute petite minute par semaine ? Voyons donc.

Que je suis heureux d’être un adulte et de ne pas être contraint de laisser les autres décider pour moi !

D’ailleurs on est pas mal meilleur pour décréter de ce qui est bon pour de jeunes innocentes victimes que de ce qu’il faut infliger à un « père » agresseur. 

C’EST ASSEZ, DEHORS !

Geoff Molson a congédié Pierre Gauthier. Comme ça, tout de suite. Dehors ! Montréal applaudit, on a identifié le coupable aux amateurs.

Pour participer à la reconstruction, l’organisation a rappelé un intouchable Serge Savard. Celui qui, lui aussi, avait pourtant été congédié, mais combien injustement... Le revoilà par la grande porte à titre de conseiller spécial du proprio. Quel scénario! Un vrai film. 

À la saveur d’un « blockbuster », il faudra donc : des gars qui n’auront pas peur de souffrir et qui se présenteront sur la glace à chacune des parties. Des joueurs pour qui une défaite est inadmissible et appelle plutôt au dépassement. Des professionnels inspirés et inspirants. Quelques vedettes, mais pas trop « grosses vedettes ». Plus de francophones aussi. Et un entraineur qui laissera voir ses sentiments et ses frustrations à l’occasion. 

Faudra qu’on soit capable de s’identifier à l’équipe qui devra se mouler aux amateurs, car c’est au peuple d’élire ses héros.

Après tout, la valeur de marque du Canadien de Montréal est l’une des deux plus importantes dans le domaine du sport au niveau mondial. Ça compte pour les affaires, pour les propriétaires. Pardon, pour les sportifs.

Je souhaite sincèrement que tout aille mieux pour les partisans à qui je pose une question cependant : Gauthier était-il réellement le coupable ou le bouc émissaire ?

COMME LA REINE

Faute d’avoir le courage de supprimer le poste de gouverneur général, le Parti conservateur va en soumettre la rémunération à la Loi de l’impôt. Mais en même temps, on hausse le salaire pour éviter que la personne en fonctions ne subisse une perte de revenus...

La reine d’Angleterre paie ses impôts. Il était à peu près temps que son représentant fasse pareil.

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