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La vulvodynie et autres maux

La vulvodynie et autres maux
photo getty images Une femme qui souffre de douleurs lors des rapports sexuels ne doit pas tolérer la situation et il est impératif de consulter.

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Règle générale, les relations sexuelles qui se passent de façon agréable se produisent dans un contexte de respect et d’affection. Toutefois, il arrive que malgré le fait que les circonstances soient propices aux rapprochements intimes, la relation ne soit ni satisfaisante, ni plaisante. C’est le cas lorsque les femmes souffrent de douleurs au moment des rapports sexuels. Est-ce de la dyspareunie, du vaginisme, une vestibulite ou une vulvodynie ? Un peu de lumière et quelques pistes de solutions...

LORSQUE LA DOULEUR L’EMPORTE

Les douleurs ressenties par plusieurs femmes sont bien réelles, toutefois, les symptômes n’étant pas toujours apparents physiquement, un grand nombre d’entre elles hésitent à en parler à leur médecin traitant (lorsqu’elles en ont un !), puisque rien ne paraît. Or, le fait de ne pas en parler rend la chose encore plus difficile, puisque la femme souffre en silence, de peur de se faire juger.

C’est notamment le cas de Suzanne, une femme de 29 ans : « Quand j’ai commencé ma relation avec Michel, je sortais d’une relation difficile et mon ancien chum était très porté sur la chose. J’avais tellement mal à la fin que je saignais systématiquement. Il ne me croyait pas, disait que j’inventais des histoires pour le priver de sexe. Michel est bien différent, mais on dirait que mon corps ne fait pas la différence entre eux et les souffrances m’accompagnent à chaque fois. Donc naturellement, nos fréquences ne sont pas dignes d’un nouveau couple, si vous voyez ce que je veux dire. Par exemple, s’il commence à me caresser, je deviens tendue et il est quasiment impossible pour lui de me pénétrer. Mon médecin me dit que c’est à cause de mon ancienne relation, que je n’ai rien de physique et que je devrais peut-être songer à consulter en thérapie. Fort heureusement, j’ai un amoureux très compréhensif et il m’accompagne à mes séances de thérapie. Je suis certaine que je vais m’en sortir, je vois déjà une grande amélioration. Je souffre de vaginisme. Le fait de l’avoir identifié m’aide beaucoup. Je persévère et je suis certaine qu’un jour j’aimerai autant le sexe que Michel ! »

Les situations où la douleur l’emporte sur le plaisir se manifestent pour environ une femme sur cinq. Et un grand nombre de femmes souffriront un jour ou l’autre de douleurs lors de la pénétration. Que ce soit parce qu’elles ne sont pas suffisamment lubrifiées, parce que leur relation de couple connaît des bas, parce que leur corps est en bataille d’hormones... bref, il existe plusieurs causes et origines à ces douleurs.

QUELS SONT LES TYPES DE DOULEURS ?

Le vaginisme est certainement le mal dont on entend le plus souvent parler. C’est une douleur qui rend la pénétration vaginale quasi impossible ou extrêmement douloureuse. De plus, les femmes qui souffrent de vaginisme se voient incapables d’insérer un tampon et même l’examen gynécologique est pénible. Le vaginisme est une contraction involontaire du muscle du tiers externe du vagin et peut être primaire (donc présent depuis le début de la vie sexuelle) ou secondaire (apparaît suite à une période de fonctionnement sexuel « normal »). Quelques hommes et femmes croient que c’est parce que la taille du vagin est trop petite pour recevoir le pénis que la douleur apparaît, c’est tout à fait faux. La femme qui souffre de vaginisme doit apprendre à contrôler et à détendre les muscles de son plancher pelvien. La thérapie sexuelle s’avère un bon moyen pour vaincre cette problématique.

La dyspareunie ne rend pas la pénétration impossible, mais la douleur qui accompagne celle-ci peut s’avérer très intense et forcer l’arrêt du rapport. Elle peut être superficielle (être ressentie à l’entrée du vagin) ou profonde (ressentie plus en profondeur) et primaire ou secondaire – tel le vaginisme. La vestibulite consiste en une inflammation du vestibule du vagin (petite dépression à l’entrée du vagin) et qui provoque chez la femme des douleurs s’apparentant à une sensation de brûlure, et ce, dès le toucher de la zone.

« La vulvodynie est définie comme un inconfort vulvaire persistant ou des douleurs vulvaires chroniques, caractérisées par des sensations de brûlure, d’aiguilles ainsi que des sensations d’avoir la vulve ‘ à vif ’. La douleur est vécue très différemment d’une femme à l’autre. Elle peut être assez constante ou ressentie occasionnellement, d’intensité variable ; localisée à la vulve ou plus diffuse (à l’anus et à la vessie). » Source : CHUM, service de gynécologie oncologique du Centre hospitalier de l’Université de Montréal

Une femme qui souffre de douleurs lors des rapports sexuels ne doit pas tolérer la situation et il est impératif de consulter, d’abord le médecin et ensuite un ou une thérapeute. Le soutien et la compréhension ainsi que le respect de son partenaire dans ces situations sont grandement nécessaires !

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