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Le « printemps de Neuville »

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Une grande partie des 3 000 citoyens de Neuville se sont recueillis, samedi, pour exprimer leur désaccord à l’implantation de l’aéroport en construction depuis plusieurs mois sur leur territoire.

 

Le maire de la municipalité, Bernard Gaudreau, a ouvert le bal en lançant à ses citoyens que la Ville utilisera l’ensemble des recours possibles pour faire avorter le projet. « La bataille ne fait que débuter », a-t-il scandé, avant que le président de la Fédération québécoise des municipalités du Québec, Bernard Généreux, manifeste son appui en lançant que « le printemps de Neuville » était amorcé.

Porte-parole du comité de citoyens contre l’aéroport, Robert Jasmin a reçu un appui massif de la classe politique, alors que des élus provinciaux et fédéraux, dont plusieurs néodémocrates, étaient présents au regroupement à l’hôtel de ville de Neuville. « Toutes les classes politiques se réunissent pour dire au ministre des Transports Denis Lebel : assez d’irresponsabilité! »

Les promoteurs de l’aéroport ont pu, grâce à un arrêt de la Cour suprême confirmant la préséance de la compétence fédérale dans le domaine aéronautique, faire fi des mesures municipales et provinciales d’aménagement du territoire.

Une décision créant « un vide juridique aberrant qui permet la construction d’un aéroport alors que toute la population s’y oppose », explique M. Jasmin.

« Pas croyable »

Plusieurs députés se sont déplacés pour soutenir les Neuvillois. « C’est comme si le gouvernement fédéral se disait qu’il n’a plus besoin des citoyens pour gouverner. En démocratie, c’est presque pas croyable. Là, tu te dis, s’ils peuvent faire ça à Neuville, ils peuvent le faire n’importe où. C’est pourquoi tout le Québec doit s’intéresser à ce dossier. (...) J’aurais le goût de demander à M. Lebel ce qu’il ferait si c’était chez lui? »

« C’est important ce qui se passe ici. C’est la première fois que je vois le gouvernement fédéral fouler nos pieds de cette façon. C’est chez nous que l’on doit gérer l’aménagement de notre territoire, c’est notre qualité de vie, il faut que ça arrête », a pour sa part indiqué la députée de Taschereau, Agnès Maltais.

Le Parti libéral du Québec était également représenté par le député de Portneuf, Michel Matte.

Questionné à savoir pourquoi le ministre Lebel refusait d’intervenir, le député du PLC, Denis Coderre, a dit interpréter l’inaction comme un manque de volonté et de sensibilité. « Ça démontre une chose, le vrai ministre des Transports, ce n’est pas Denis Lebel, c’est Stephen Harper », a-t-il pesté.

 

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