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L’art de faire peur au monde

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Après le premier drink de l’année au soleil, alors que je lisais Genetik Corp. (VLB éditeur), le dernier thriller écologique de Patrick de Friberg, confortablement installée sur ma chaise longue, la députée péquiste de Vachon s’enflammait sur les permis des 18 puits de gaz de schiste. C’est intéressant parce que j’avais dans le roman l’explication de ce combat.

Genetik décrit comment nos médias se sont lancés dans l’exploitation de Fukushima-Hiroshima en mettant au second plan la vague qui emporta 19 000 personnes, ramenant avec elle dans l’océan un danger bien plus important, des millions de tonnes de déchets qui voguent vers nous avec les restes d’un laboratoire d’organismes modifiés qui détruiront un jour la planète. J’ai aimé parce que l’auteur joue sur les grandes peurs de l’humanité.

Même technique chez Mme Ouellet. Elle nous promet l’apocalypse jusqu’à demander l’arrêt des recherches scientifiques de tout programme sur le gaz. Mais alors, est-ce aussi un roman d’horreur, l’histoire de nos aînés qui ont massacré l’écosystème du Nord pour nous offrir l’électricité la moins chère du monde?

Pendant que le Texas est devenu le leader en énergie renouvelable et bientôt en production de gaz issu de la fracturation, voilà que chez nous nos médias nous lancent sur un nouvel Hiroshima potentiel, comme les écologistes en Europe ont tenté d’utiliser le choc d’un tsunami pour pousser les gouvernements à l’abandon d’un nucléaire maîtrisé pour un retour aux usines à charbon. À qui profite le crime?

Lisez donc les rapports de l’ONU et de l’OMS sur Tchernobyl. Gonflez-les des chiffres des ONG et vous serez encore loin des 20 000 morts des mines de charbon en Russie et Chine pour la seule année 2009-2010, celles-là mêmes qui nourrissent les centrales thermiques. Je ne voudrais pas vous enterrer sous trop de chiffres, mais aussi 29 % de Canadiens morts du cancer; 44 000 morts sur les routes d’Europe, 250 000 morts de la grippe saisonnière dans le monde.

Romans de populistes

J’aime les thrillers des romanciers, mais me méfie des mauvais romans des populistes. J’aimerais pouvoir lire un rapport scientifique plutôt qu’entendre un artiste donneur de leçon faire « Wo! » sans savoir qu’il est plus niaiseux d’acheter le gaz aux Américains. Il n’y a pas si longtemps, les mêmes avaient déjà tenté la fin du monde par le CO2 en nous cachant que les fondations canadiennes alarmistes et bien pensantes étaient subventionnées à coup de centaines de millions par des sociétés américaines capitalistes aux volontés commerciales si floues. Elle est belle, la campagne de dénigrement du saumon de ferme canadien, financée par le premier producteur américain via des fondations écolos!

J’aimerais parler de l’autonomie énergétique, pouvoir réfléchir à livrer à « la génération future » un peu plus que la richesse que nous a offerte nos aînés plutôt que nos dettes ou surtout l’ego intéressé de quelques intellos en recherche d’audience et vite oubliés.

J’ai refermé ce bon roman, Genetik Corp., en pensant à ces politiques qui jouent sur les peurs de la population pour récolter des voix.

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