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Saint-Charles-de-Bellechasse

Meunerie rasée par les flammes

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Le ciel s’est littéralement embrasé, la nuit dernière, lorsque la meunerie des Aliments Breton de Saint-Charles-de-Bellechasse a été la proie des flammes.

 

À l’arrivée des pompiers, vers 3 h 45, d’immenses flammes léchaient déjà la toiture de la meunerie, laissant présager le pire pour la communauté de 2 300 âmes.

« Les flammes étaient tellement intenses que certains tisons ont volé deux rues plus loin! Je peux vous dire que j’ai déjà vu des feux, mais comme celui-là, jamais! », a mentionné aux représentants du Journal, Dominic Lapointe, qui habite tout près de la meunerie, située sur la rue Commerciale.

C’est la circulation et le bruit des camions qui ont réveillé le jeune homme et fait prendre conscience de l’ampleur du drame qui se jouait non loin de chez lui.

« C’est ben évident que c’est pas drôle pour une place comme ici. Tantôt, j’ai parlé avec un gars qui était sur le bord de la retraite. Il était vraiment découragé parce qu’il ne sait pas trop ce qui va se passer avec son avenir », a-t-il ajouté.

Découragement

Sur le terrain, arborant la casquette de l’entreprise et se tenant tout près de la meunerie, la quinzaine de travailleurs regardaient avec beaucoup de tristesse l’entreprise être la proie des flammes.

« Ça fait treize ans que je travaille ici... c’est pas le fun de regarder ça, c’est normal... », a confié Alain Beaudoin, gérant de l’usine de Saint-Charles de Bellechasse, qui n’avait toutefois aucune idée de ce qui avait pu causer l’incendie.

« Ils étaient deux, cette nuit, mais je ne leur ai pas encore parlé », a-t-il ajouté avant de regarder à nouveau le spectacle désolant de la démolition de l’entreprise.

50 pompiers

« Il y a des silos qui ont été fortement endommagés par le feu alors, pour la sécurité des lieux, mais aussi pour la sécurité de la rail de chemin de fer qui passe tout juste derrière la meunerie, nous allons les faire basculer au sol », a expliqué Claude Labrie, porte-parole pour les pompiers de Saint-Charles-de-Bellechasse.

En tout, une cinquantaine de pompiers, de cinq municipalités, ont travaillé toute la journée sur l’imposant brasier, qui crachait encore de la fumée au moment de mettre sous presse.

Selon le pompier, il est encore beaucoup trop tôt pour déterminer la cause de l’incendie puisque les enquêteurs devront faire leur travail, mais une cause électrique pourrait être à l’origine de ce qui laissera un trou béant au cœur de Saint-Charles. 

 

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