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Malkin : un choix incontestable

Malkin
photo d’archives Il y a de gros salariés dans la LNH qui ont besoin d’être bien encadrés pour produire à leur pleine mesure. Ce n’est pas le cas d’Evgeni Malkin.

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ZURICH, Suisse | Avec la fin de la saison régulière dans la LNH arrive le moment de se prononcer sur les principaux candidats aux divers trophées individuels.

C’est toujours un petit jeu amusant d’essayer de deviner qui seront les récipiendaires. Les avis sont souvent partagés. Ça donne lieu à de bonnes discussions entre amateurs de hockey.

Allons-y donc sans plus tarder.

Essayer de deviner les gagnants de trophées donne lieu à de bonnes discussions

TROPHÉE HART

Je crois que cette année, le choix d’Evgeni Malkin comme futur récipiendaire du trophée Hart remis au joueur le plus utile à son équipe est incontestable.

Les autres candidats n’ont même pas besoin de s’acheter un smoking en vue de la cérémonie de remise de trophées, car ils ne risquent pas de monter sur scène !

Sérieusement, on peut dire que l’attaquant russe a pris les choses en mains durant la longue absence de Sidney Crosby et les Penguins de Pittsburgh ont récolté 106 points au classement, avec encore un match à disputer.

Malkin, qui montre 107 points à sa fiche, dont 49 buts, possède ce pouvoir extraordinaire de rendre meilleurs les joueurs autour de lui.

Peu importe qui se retrouve au sein de sa ligne d’attaque, il paraîtra bien aux côtés d’un joueur d’exception comme Malkin.

Il y a de gros salariés dans la LNH qui ont besoin d’être bien encadrés pour produire à leur pleine mesure. Ce n’est pas le cas de Malkin.

TROPHÉE NORRIS

Le rendement d’Erik Karlsson (78 points, différentiel de +17) est phénoménal, surtout lorsqu’on pense qu’il n’a que 21 ans. Il sera le grand favori pour mettre la main sur le trophée Norris.

Bien entendu, Zdeno Chara, avec un différentiel de +33 et une fiche de 52 points, connaît lui aussi une autre excellente saison avec les Bruins. C’est une force de la nature.

Mais l’impact de Karlsson sur le retour en force des Sénateurs est trop important pour qu’on puisse l’ignorer pour ce trophée.

Il joue avec confiance et sa vision du jeu est remarquable. Karlsson est le nouveau poster boy à Ottawa.

Ne soyez pas surpris si un jour, il succède à son compatriote Daniel Alfredsson à titre de capitaine de l’équipe.

Shea Weber connaît lui aussi une excellente saison avec les Predators de Nashville. S’il devient joueur autonome le 1er juillet, j’espère que son nom apparaîtra en haut de la liste d’épicerie du Canadien !

TROPHÉE VÉZINA

On dit souvent qu’un gardien de but atteint son apogée à partir de 28 ans. Henrik Lundqvist en a 30 et il est à son mieux cette année.

Il a appris à bien gérer la pression de jouer à New York et je tiens à souligner qu’il a développé une belle complicité avec un entraîneur que je respecte beaucoup, soit Benoît Allaire. Je crois que ce dernier a sa part de mérite dans les succès que connaît Lundqvist.

Logiquement, le gardien suédois devrait remporter le trophée Vézina. Sa fiche de 39-17-5 avec une moyenne de buts alloués de 1,93 et un pourcentage d’arrêts de ,931 est éloquente.

Jonathan Quick a très bien fait pour mener les Kings de Los Angeles aux séries. Il domine la ligue avec 10 jeux blancs. Mais je ne crois pas qu’il pourra supplanter Lundqvist, un choix populaire.

Il ne faudrait pas oublier de souligner les 42 victoires remportées par Marc-André Fleury, une de moins que le meneur, Pekka Rinne, des Predators.

TROPHÉE CALDER

Ce ne fut pas une grande saison pour les recrues. Ryan Nugent-Hopkins, des Oilers, aurait normalement remporté le trophée Calder n’eût été les blessures qui lui ont fait rater plusieurs matchs.

C’est donc Gabriel Landeskog, de l’Avalanche, qui mettra la main sur ce trophée, lui qui présente une fiche de 52 points et un différentiel de +22. Il n’a que 19 ans et il est voué à un très bel avenir.

En écrivant son nom, je constate que c’est le troisième joueur originaire de la Suède que je favorise pour remporter un trophée individuel.

Ça en dit long sur la qualité des joueurs européens qui envahissent la Ligue nationale.

TROPHÉE JACK-ADAMS

À mes yeux, Ken Hitchcock part grand favori pour remporter le trophée Jack-Adams, même si Paul MacLean et Kevin Dineen ont accompli un boulot extraordinaire avec, respectivement, les Sénateurs et les Panthers, deux équipes qui se sont qualifiées pour les séries, contre toute attente.

Lorsque Hitchcock a accepté le job à Saint Louis, les Blues montraient une fiche de 6-7-0 et rien n’allait pour eux.

Big Hitch est arrivé et il a littéralement transformé cette équipe pour en faire une puissance dans la LNH, comme en fait foi la récolte de 107 points des Blues.

Leur rendement défensif est remarquable avec une moyenne de buts alloués de 1,83. Brian Elliott et Jaroslav Halak forment un duo du tonnerre et les Blues seront à surveiller dans les séries.

TROPHÉE SELKE

Même si je suis un « fan » de Pavel Datsyuk, je crois que le moment est venu de favoriser Patrice Bergeron pour remporter le titre de meilleur attaquant défensif de la ligue. Il est un as au chapitre des mises en jeu, il excelle en infériorité numérique et il produit à l’attaque, avec ses 61 points.

Bergeron, qui présente un différentiel de +34, a bien du mérite lorsqu’on pense qu’une sérieuse commotion cérébrale a bien failli mettre un terme à sa carrière il y a quelques années.

Il n’a jamais changé sa façon de jouer et Bergeron est aujourd’hui l’un des joueurs les plus complets dans la LNH.

 

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