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Série éliminatoire

Les Bruins peuvent répéter l’exploit

Les Bruins peuvent répéter l’exploit
photo reuters Les Bruins de Boston ont bien amorcé la défense de leur titre, jeudi soir. On voit ici leur capitaine défenseur Zdeno Chara rudoyer Brooks Laich, des Capitals, devant le but gardé par Tim Thomas.

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Zurich, Suisse | Même si mon équipe, les Lions de Zurich, est impliquée dans une bataille de tous les instants avec celle de Berne en grande finale du championnat suisse, je suis avec beaucoup d’intérêt la première ronde des séries éliminatoires dans la Ligue nationale.

S’il fut une époque où les équipes de première place qui affrontaient celles de huitième position n’avaient rien à craindre en première ronde, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Il ne se donne plus de passe gratuite menant vers la seconde étape.

En raison de la parité qui existe aujourd’hui dans la LNH, tout peut survenir en première ronde et c’est ce qui rend le spectacle si intéressant pour les amateurs de hockey.

On se demande toujours quelle équipe pourrait bien causer LA surprise.

La compétition est féroce entre les clubs impliqués. Il est facile de constater que le ­niveau d’intensité grimpe d’un autre cran dans les séries.

D’ailleurs, trois des quatre rencontres présentées, jeudi soir, se sont décidées en prolongation. Le spectacle est divertissant.

Les Bruins sont encore capables d’aller jusqu’au bout

LES BRUINS JUSQU’AU BOUT

Les Bruins ont dû travailler très fort avant de finir par percer la muraille du jeune gardien des Capitals, Braden Holtby, après un peu plus de 61 ­minutes de jeu.

Je crois que l’équipe de Claude Julien est capable d’aller jusqu’au bout dans les séries et de remporter une deuxième coupe Stanley consécutive, ce qui ne s’est pas vu dans la Ligue nationale depuis ­l’exploit des Red Wings, en 1997 et 1998.

Bien entendu, il manque un gros morceau dans la formation des Bruins, soit Nathan Horton, mais je crois qu’ils possèdent les ressources nécessaires pour gagner ce ­marathon.

Ils misent sur une excellente défense, sur des joueurs de gros gabarit et sur un gardien, Tim Thomas, qui n’a pas l’air du tout rassasié, à mes yeux.

Bien sûr, de prédire le gagnant de la coupe Stanley, en avril, est un jeu, avant toute chose, car il y a tellement d’impondérables, comme les blessures.

Plusieurs experts favorisent les Penguins dans l’Est, mais je crois qu’ils vont sortir amochés de leur palpitante série face aux Flyers. C’est une véritable guerre entre ces deux équipes de la Pennsylvanie et ça va laisser des traces.

Dans l’Ouest, je vois les Blues atteindre la finale, même si Jaroslav Halak et ses coéquipiers n’ont pas bien amorcé leur série contre les Sharks en s’inclinant, jeudi soir.

DES MONTAGNES RUSSES

Les séries, c’est vraiment une épreuve d’endurance. Ça prend beaucoup de volonté de la part des joueurs pour se donner corps et âme à leur équipe durant deux longs mois.

Lors de notre conquête de la coupe Stanley, en 2001, au Colorado, il avait fallu disputer 23 matchs épuisants avant de finalement pouvoir soulever le gros trophée au bout de nos bras. Il n’existe pas un autre manège de montagnes russes au monde qui offre une randonnée comme celle des séries éliminatoires dans la LNH. C’est un « rush » d’adrénaline incroyable, une succession de hauts et de bas.

La première ronde des séries éliminatoires représente du bonbon pour les amateurs de hockey. Vous êtes certains de pouvoir suivre plus d’un bon match à chaque soir.

C’est le moment de l’année où il est préférable d’avoir plus d’un téléviseur dans la maison afin d’éviter des chicanes !

ENCORE DES RUMEURS

Dans un autre ordre d’idées, mon nom circule dans les rumeurs depuis que Brent Sutter et les Flames se sont séparés. Elles prennent probablement naissance du fait que le directeur général Jay Feaster et moi sommes des amis de longue date.

Je répète ce que j’ai dit la semaine dernière au confrère Pierre Durocher, lors de sa visite en Suisse : ce ne sont que des spéculations. Je n’ai, pour le moment, rien d’autre en tête que de mener les Lions de Zurich vers la conquête du championnat dans la Ligue nationale A.

On doit gagner, ce soir, devant nos partisans pour forcer la présentation d’un septième match à Berne. On croit en nos chances de l’emporter, car on domine le jeu dans l’ensemble.

Je le redis : je suis heureux ici en Suisse et je suis bien traité par l’organisation des Lions. Toutes mes énergies sont donc consacrées à mon équipe.

PAUVRES BLUE JACKETS

Je termine cette chronique en abordant le dossier des Blue Jackets de Colombus.

Si j’étais à la place de leurs partisans, je serais drôlement frustré. Rick Nash, le meilleur joueur de l’équipe, a demandé à être échangé.

Et voilà que, pour comble de malheur, les Blue Jackets ont perdu la chance, à la loterie, de pouvoir repêcher le meilleur joueur junior disponible, Nail Yakupov.

Quand ça va mal...

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