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Cégep Limoilou

49 étudiants arrêtés

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QUÉBEC  |  Un acte de désobéissance civile annoncé par un professeur s'est transformé en manifestation qui a pris fin avec l'arrestation de 49 étudiants au cégep Limoilou.

« Dans la cadre de mes fonctions, je commettrai de plein gré un acte de désobéissance civile extrême », avait lancé Valérie Cayouette-Guilloteau, professeure de philosophie et ancienne candidate de Québec solidaire en 2008 à Lévis.

Il semble que l'enseignante voulait donner son cours éthique et politique à l'extérieur. Cette dernière a indiqué qu'elle n'avait fait que lancer une rumeur que « les maillons du pouvoir ont repris rapidement ».

Elle a renoncé au projet sous la menace d'une sanction disciplinaire de la part de son employeur.

« Je dénonce haut et fort la brutalité policière, les arrestations arbitraires et abusives des citoyennes à l'extérieur », a-t-elle écrit.

Dans le fourgon

Le rassemblement d'environ 200 personnes était sous haute surveillance policière devant l'établissement. Les étudiants se sont mis à marcher dans la rue à l'arrivée d'un autobus du RTC comme panier à salade.

Le groupe réduit a déambulé sur un quadrilatère de moins d'un kilomètre pendant que les véhicules de patrouille tentaient de leur bloquer le passage. Les manifestants ont été coincés sur la 12e Rue, face au presbytère. Pris au piège, ils ont été conduits un par un au fourgon. La bousculade a éclaté et quelques arrestations ont été beaucoup plus musclées, visage contre terre. Au total, 49 personnes ont été arrêtées et 51 constats ont été distribués.

« Regrettable »

Tout le monde a été libéré vers 15 h 30. Les personnes majeures ont reçu une amende de 494 $ pour entrave à la circulation. « C'est bien regrettable. Il est plus que temps que les élus se parlent », a mentionné le directeur général Louis Grou, qui n'a pas assisté au brasse-camarade.

Pour éviter un débordement, le directeur des affaires étudiantes au cégep, Serge Dupuis, a proposé aux autorités de demander aux étudiants de rentrer à l'intérieur. Il n'a pas pu le faire.

« C'est déplorable. Je sais que c'est tolérance zéro. Le message est très clair. »

« On frôle l'hystérie. Il y avait 25 voitures de police pour une situation non violente. Qui prend la décision au service de police? », a dénoncé Sacha Calixte, du Syndicat des enseignantes et enseignants du cégep Limoilou.

« C'était un peu abusif. L'intervention était injustifiée », a ajouté Mathieu Perron, qui a l'intention de contester son constat.

 

 

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