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Jour Terre

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Lundi de cette semaine, c’était la 42e édition du Jour de la Terre. Partout à travers le monde, des foules immenses ont souligné l’évènement de façon festive et paisible. C’est agréable de voir autant de gens conscientisés à cette cause, mais si on considère l’état actuel de notre planète, une journée, ce n’est pas assez.

Cela a pris des décennies pour voir le sort de nos secrétaires s’améliorer, et on leur consacre encore toute une semaine par année. Sans vouloir minimiser l’apport de cette force ouvrière, il me semble que la Terre devrait se voir consacrer plus d’une journée par année. En fait, dans l’état actuel des choses, nous devrions faire de la Terre une priorité tous les jours. En tout cas, au moins 364 jours par année... et avec une « Non-journée de la Terre ». Tout au long de l’année, on respecterait notre planète : avec une consommation respectueuse, en appliquant la réutilisation, la récupération, et le compostage. Mais une fois par année, nous pourrions organiser un gros rassemblement : une personne par automobile, pour former la silhouette d’une immense bouteille en plastique vide dans le stationnement du Walmart de Boucherville. Tout le monde laisserait le moteur de son véhicule tourner, pendant une séance de magasinage démoniaque (exemple : vous achetez un sac de sacs, et vous exigez un sac à la caisse). Et sur le chemin du retour à la maison, vous auriez le droit cette journée-là de jeter tous les emballages par la fenêtre de votre auto. Oui à 364 Jours de la Terre par année, sinon ce sont les jours de la Terre qui seront comptés !

Bev Oda :

En voilà une dont on aimerait voir les jours (en tant que ministre) comptés... À tout le moins, que ses dépenses soient comptées encore plus scrupuleusement. En effet, la ministre responsable de la Coopération internationale est de nouveau dans l’eau chaude. En juin dernier lors d’une conférence organisée par l’Alliance mondiale pour les vaccins et la vaccination dans les pays pauvres, à Londres, Bev a refusé la chambre cinq étoiles dans l’hôtel même où avait lieu la conférence, pour s’installer dans un hôtel sept étoiles au double du prix. C’est d’autant plus choquant quand on sait que Bev est la ministre responsable de la distribution d’argent aux pays pauvres. C’est ahurissant comment cette femme est déconnectée de la réalité. Je l’imagine très bien confortablement installée dans sa suite, parlant au téléphone avec Sida Afrique « Ah oui ? Avec 16 dollars vous pouvez nourrir votre famille pendant un mois !? Vous êtes chanceux ! Moi j’en ai à peine assez pour un jus d’orange ! »

Puisqu’elle se comporte comme un dictateur africain en fin de règne, je l’enverrais faire de la coopération internationale de façon concrète. Un an à travailler comme préposée aux bénéficiaires dans une clinique pour enfants sidatiques au Zimbabwe. Et je suis bon prince, car comme la pilule serait dure à avaler, je lui donnerais 16 dollars par jour pour qu’elle s’achète un jus d’orange !

Iggy séparatiste !

Que Junior Trudeau flirte avec la séparation du Québec, c’est une chose. Mais quand un homme intelligent et posé comme Michael Ignatieff affirme que cela est inévitable, il y a de quoi s’exciter le poil des sourcils ! En tout cas, les péquistes ont de quoi pavoiser (surtout qu’un sondage leur accorde une chute de 11 points cette semaine), mais avant qu’ils ne songent à inviter Iggy à se joindre à eux, ils devraient se souvenir que le dernier parti auquel Ignatieff s’est joint, il l’a conduit au bord de l’extinction.

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