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Enfants en crise

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À suivre les manifestations, je ne pouvais m’empêcher de penser qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas avec tous ces commentaires intellectuels parlant de révolution. Ça sonnait faux. J’ai d’abord pensé qu’il s’agissait du discours stéréotypé du porte-parole qui reprenait mot pour mot les slogans révolutionnaires des années soixante. Non, il y avait autre chose.

Autre chose de plus drôle

Je prenais un café avec une copine et elle me disait à quel point il était difficile de contenir les crises de son enfant. La dernière fois, il avait décidé qu’il voulait des chips. Devant le non de sa maman, il s’était mis à crier, ne comprenant rien aux explications du « budget à respecter », du « nécessaire équilibre de l’alimentation »... Il a fini par vider le panier d’épicerie.

Le pire, me raconta-t-elle, c’était de voir la réaction des gens qui assistaient à la scène, qui étaient choqués et, s’ils l’avaient osé, l’auraient mis en accusation pour obtenir le calme! Pitié! Donnez-lui ses chips, qu’on ait la paix!

J’ai enfin compris ce qui se passait avec ces étudiants qui manifestent dans les rues, qui vandalisent des voitures, qui utilisent la peinture rouge pour attirer l’attention sur eux. Ne sont-ils pas comme ces enfants en crise? Ces enfants rois de ces soixante-huitards qui ont tout dépensé, bien profité, rien géré et qui descendent dans la rue avec leur progéniture en leur disant : « J’ai rien fait! C’est Charest le responsable! Il ne veut pas discuter avec la CLASSE! »

Vous les reconnaissez? Les mêmes qui critiquent les parents faisant preuve de ce bon sens qu’on appelle l’autorité?

Non à l’intimidation

Je me suis mise alors à penser à Nancy Doyon, coach familial, un genre de super nanny.

Elle parle des crises d’enfants dans son livre Parents gros bon sens. Je me suis permis de changer le mot « enfant » par ceux de « étudiant en grève », juste pour voir.

« Ne discutez jamais avec votre “étudiant en grève” lorsqu’il a une attitude pleurnicharde, opposante ou agressive. Cessez la discussion et dites que vous répondrez lorsqu’il sera calme. Éloignez-vous de lui afin d’ignorer ses jérémiades, ne le regardez plus et ne répondez plus (...) Pendant toute la durée de la crise, ne lui parlez pas et ne réagissez pas à ses tentatives de provocation. Restez silencieux, ferme et distant (ni chaleureux, ni agressif) lors d’une crise, l’ “étudiant en grève” cherche souvent à nous mettre nous aussi en colère (pour ne pas être seul, pour se venger, etc.). On ne doit donc pas donner ce pouvoir à ses comportements. On doit lui refléter que la crise est SON choix et est totalement inutile (...) Si les crises apportent aux “étudiants en grève” des gains (ou lui en a rapporté par le passé...) il sera évidemment tenté de les reproduire. »

Bravo, madame Beauchamp! Auriez-vous lu le livre de Nancy Doyon?

C’est une évidence, il est maintenant temps d’agir, avant que les « enfants » ne jettent le panier par terre sans que leurs parents ne leur aient expliqué pourquoi et comment ils nous ont ruinés.

Prenez rendez-vous avec Nancy Doyon pour une visite de médiation!

Le gouvernement ne peut se permettre de reculer, de donner raison aux étudiants et d’accepter toute cette casse.

En attendant, je suggère à madame la ministre de lire Non à l’intimidation de Nancy Doyon.

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