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Grève étudiante

Peu de place pour le compromis

La proposition des étudiants portera surtout sur le financement des universités

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Après 12 semaines de grève, la CLASSE demeure campée sur le gel des frais de scolarité. Les Fédérations étudiantes collégiale et universitaire du Québec (FECQ et FEUQ) déposent ce matin leur solution pour mettre fin à la grève.

 

« Il n’y a pas de compromis, c’est le gel », a confié le porte-parole de la Coalition large pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE) Gabriel Nadeau-Dubois. « On cherche des alternatives à la hausse des frais de scolarité. Les gens sont prêts à poursuivre la grève. » Des votes favorables à la grève ont d’ailleurs été repris hier à « plus de 60 % » dans les cégeps de Valleyfield et Bois-de-Boulogne et à l’UQAM.

Proposition

De leur côté, la FECQ et la FEUQ souhaitent sensibiliser l’opinion publique à la cause étudiante. « On va s’adresser à la population pour expliquer pourquoi on s’oppose à la position du gouvernement (...) On va présenter une proposition sur le financement des universités », a confirmé la présidente de la FEUQ Martine Desjardins.

« On ne veut pas se lancer dans un processus de négociation de la hausse des droits de scolarité (sur la place publique) », a nuancé Léo Bureau-Blouin, président de la FECQ. Même si elles ne déposent pas de propositions conjointement, les associations étudiantes ne sont pas divisées, ont soutenu hier la FECQ, la FEUQ, la CLASSE et la TaCEQ.

Bouger

La ministre Line Beauchamp a pour sa part invité hier les associations étudiantes à « bouger ». « Il va falloir qu’il y ait du mouvement. On ne peut pas dire : je suis en négociation, je veux un médiateur sans avoir bougé après 12 semaines », a-t-elle dit.

Les associations étudiantes continueront à voter cette semaine sur la proposition du gouvernement qui consiste à augmenter les frais de scolarité de 1 779 dollars sur sept ans, ajouter 39 millions de dollars aux bourses, élargir l’accès aux prêts étudiants et établir un régime de remboursement proportionnel au revenu.

Les cégeps et les professeurs envisagent de travailler jusqu’à la fin juin, peut-être même en juillet pour la reprise des cours une fois que la grève sera terminée. Auquel cas le personnel sera payé en temps supplémentaire. Les cégeps comptent présenter la facture au ministère de l’Éducation. L’annulation de la session d’étude n’est pas envisagée.

 

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