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Bergevin sait quoi faire

Le Tricolore ne m’a pas contacté

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Me voilà de retour au Québec, après avoir passé les 10 derniers mois en Suisse, et je constate que rien n’a changé : les gens continuent de parler de hockey à toute heure du jour, même si la saison du Canadien est terminée depuis un bon moment !

J’ai écouté avec beaucoup d’intérêt la conférence de presse de Geoff Molson et de Marc Bergevin. J’ai rarement vu un directeur général se montrer aussi humain lors des entrevues qu’il a accordées aux médias.

Bergevin est devenu fort émotif quand il a parlé de ses parents, de ses enfants. J’ai bien aimé qu’il mentionne qu’il avait apporté la coupe Stanley, il y a deux ans, au cimetière où sont enterrés ses parents, afin de leur rendre hommage. J’avais fait la même chose avec la coupe en 2001.

Bon, je devine que vous avez hâte de savoir ce que je pense de cette nomination et du fait que mon nom soit régulièrement mentionné dans la liste des candidats comme entraîneur en chef à Montréal.

Pas de contact

Mettons les choses au clair tout de suite : je suis fort mal à l’aise à l’idée d’aborder un tel sujet.

Je n’ai jamais apprécié les gens qui font de l’autopromotion. Ce n’est pas professionnel, à mes yeux.

Alors, ne comptez pas sur moi pour écrire que je me verrais bien diriger le Canadien.

Et non, le Tricolore ne m’a pas contacté. Je répète aussi que je suis sous contrat pour une autre saison avec les Lions de Zurich.

Marc Bergevin vient à peine d’arriver. Il faut lui donner le temps d’évaluer le personnel en place, de se trouver un adjoint.

C’est un type qui a fait ses classes, qui a occupé toutes les chaises possibles au sein de l’organisation des Blackhawks, en plus d’avoir joué durant 20 saisons comme défenseur dans la LNH. Il sait comment les choses doivent se faire.

Un homme en tête

Je ne le connais pas personnellement, mais je ne doute pas que Bergevin a déjà son homme en tête comme entraîneur en chef du Canadien.

Mais comme tout bon directeur général, il se doit aussi d’avoir un plan B, en cas de refus.

Ce ne sont pas les bons candidats francophones qui manquent, à commencer par Patrick Roy. Bergevin saura faire le bon choix.

Personnellement, quand je devais engager un adjoint, je n’ai jamais passé plus d’une personne en entrevue. Mon idée était faite. J’ai toujours suivi mon instinct, comme ce fut le cas avec Jacques Cloutier, un adjoint de grande qualité.

Il faut croire que j’ai eu du flair puisque j’ai remporté six championnats au cours de ma carrière d’entraîneur...

Le cas des Flames

C’est certain que ça fait toujours plaisir de voir son nom être mentionné parmi la liste des candidats potentiels pour diriger le Canadien. Je mentirais si j’écrivais que ça me laisse froid.

C’est normal que les journalistes se livrent au jeu de proposer des candidatures. Avec tous ces sondages, on se croirait en pleine campagne électorale !

J’ai toujours collaboré du mieux que j’ai pu avec les gens des médias, mais je ne peux pas commenter toutes les rumeurs.

Au début de la semaine, un journaliste a lancé que j’avais obtenu le poste d’entraîneur en chef des Flames de Calgary.

Parce que tout le monde sait que Jay Feaster, le directeur général des Flames, est l’un de mes bons amis, certains font des associations et sautent vite aux conclusions.

Oui, Jay m’avait proposé le job d’entraîneur en chef du Lightning en 2008 avant qu’il soit congédié. Je ne peux pas le nier.

Aujourd’hui, il doit prendre la meilleure décision possible pour l’organisation des Flames.

Un directeur général ne peut pas engager un ami. Il doit choisir un entraîneur pour ses qualités de meneur dans une équipe. C’est primordial.

 

(Propos recueillis par Pierre Durocher)

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