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Saint-Félicien

Homme abattu par la SQ

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SAINT-FÉLICIEN | En crise, armé, Frédérick Guay aurait semé l’émoi dans la nuit de dimanche sur le chemin de la Pointe, à Saint-Félicien, au Lac-Saint-Jean, faisant craindre pour la vie des policiers de la Sûreté du Québec appelés à intervenir sur les lieux et qui n’auraient eu d’autre choix que de tirer en sa direction, l’atteignant mortellement.

Les circonstances entourant cette intervention de la Sûreté du Québec (SQ) demeurent nébuleuses. Bien que Frédérick Guay, 35 ans, aurait été armé et en crise, le Service de police de la Ville de Québec (SPVQ) mandaté par le ministère de la Sécurité publique pour faire la lumière sur cet événement, avait très peu de détails à transmettre en fin de journée hier.

Le décès de Frédérick Guay a été constaté à l’hôpital tandis que le policier qui a fait feu en sa direction en a été quitte pour un choc nerveux.

Peur de leur vie

Les voisins de la famille Guay étaient encore ébranlés par ce drame au milieu de l’après-midi hier. Les frères Réjean et Mario Lavertu, qui résident à une centaine de mètres du terrain de la résidence où s’est jouée la tragédie, ont eu la peur de leur vie lorsqu’ils ont ouvert la porte de leur maison pour y trouver le fils de leurs voisins, Frédérick Guay, qui les pointait avec une arme à feu.

« Il a cogné à la porte, on a ouvert la lumière et il a pointé son fusil, a relaté Réjean qui était encore sous le choc hier après-midi. Il voulait partir avec l’auto de mon frère pour aller en ville. »

Les frères Lavertu ont essayé d’enlever l’arme des mains de Frédérick Guay. Réjean a caché l’arme sous la table. « Mais il voulait la ravoir. Il a enlevé son gilet pour nous montrer qu’il voulait se battre. Je ne voulais pas lui redonner. » Réjean Lavertu lui a redonné son arme en lui demandant en retour les cartouches et le désespéré est reparti chez lui.

Il menace de se tuer

Un autre voisin, qui a préféré ne pas s’identifier, s’est fait réveiller par les policiers vers 4 h 30 l’avertissant « qu’il y avait une altercation en face et qu’il ne devait pas rester devant ses fenêtres ». « Ils ont essayé de dialoguer avec lui, mais Frédérick était grossier, les envoyait chier et il les menaçait de se tuer », a-t-il raconté en regardant en direction du périmètre de sécurité.

Le SPVQ complétait son enquête de terrain avant le coucher du soleil, hier. Le chemin de la Pointe, reconnu pour être un endroit mouvementé, a été fermé une bonne partie de la journée.

— Avec la collaboration de Cynthia Saint-Hilaire

 

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