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bombes fumigènes

Une vigile pour les accusés

« Force étudiante critique » défend les quatre étudiants qui ont paralysé le métro jeudi

Une vigile pour les accusés
Photo courtoisie Les quatre personnes accusées d’avoir introduit des fumigènes dans le métro seront soutenues lundi par des membres de Force étudiante critique.

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Pour marquer leur solidarité avec les personnes arrêtées pour avoir paralysé le métro, jeudi matin, un groupe radical étudiant dont fait partie au moins l’une des accusées appelle à se réunir devant le palais de justice de Montréal demain.

« Nous appelons à une vigile de solidarité avec les personnes arrêtées dans le cadre de ce dossier et avec toute personne judiciarisée ou blessée dans le cadre de la lutte actuelle », affiche la Force étudiante critique en première page de son site Internet.

Le rendez-vous est fixé à 11 h 30, demain, devant le palais de justice de Montréal.

Ceux qui répondront à l’appel viendront, entre autres, apporter leur soutien aux quatre personnes qui ont comparu devant la justice, hier, pour avoir jeté des bombes fumigènes sur les voies du métro de Montréal, paralysant le réseau pendant plus de trois heures.

Liens entre les accusés

Parmi les accusés, Vanessa L’Écuyer, est membre de Force étudiante critique. Elle a prêté sa plume au journal du groupe radical édité en février dernier.

Si aucun lien officiel n’a pour l’instant été établi entre les personnes arrêtées, Roxane Belisle, 23 ans, François Vivier-Gagnon, 22 ans, Geneviève Vaillancourt, 25 ans et Vanessa L' Écuyer, 22 ans, ont tous les quatre des connaissances en commun parmi les membres de Force étudiante critique.

Positions radicales

Ce groupe d’étudiants radicaux s’est formé en novembre 2010. La plupart d’entre eux gravitaient déjà autour de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (ASSÉ) à l’origine de la CLASSE.

Jugeant les positions de cette dernière pas assez tranchées à leur goût, ils se dissocient aujourd’hui formellement des trois associations étudiantes principales (CLASSE, FEUQ et FECQ) et n’hésitent pas à critiquer vivement leurs actions et leurs positions.

La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) et la Fédération étudiante universitaire du Québec (FEUQ) « donnent l’image d’un mouvement étudiant faible face au gouvernement », écrit le groupe.

Il évoque également les « illusions puériles du président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin », et parle de la CLASSE comme d’une association qui a « vendu les trois mois de grève étudiante au gouvernement » en signant l’entente de principe, la semaine dernière.

« Pendant que nous sommes matraqués, gazés, blessés en essayant de perturber concrètement le congrès du Parti libéral, que certains perdent des dents ou un œil, que nous mangeons du gaz, que nous tentons de renvoyer les bombes lacrymo vers la police (...), le porte-parole de la CLASSE nous appelle au calme », déplore Force étudiante critique, toujours sur son site, après les manifestations à Victoriaville.

Les médias et le gouvernement de Jean Charest en prennent eux aussi pour leur grade. Ils n’ont pas donné suite aux demandes d’entrevues formulées par le Journal et affirment aujourd’hui qu’ils ne parleront pas aux médias.

Groupuscule

De leur côté, les associations étudiantes se dissocient formellement du groupe radical.

« Ce n’est qu’un groupuscule qui s’est donné un nom pour signer les actes qu’ils posent. Nous les condamnons, ce n’est pas une façon de faire, considère Martine Desjardins, la présidente de la FEUQ. Au contraire, ça mine le support de la population dont nous avons besoin. »

La CLASSE affirme pour sa part ne pas avoir réellement entendu parler de cette formation étudiante.

« On la connaît plus ou moins. Je sais qu’ils critiquent le mouvement étudiant. Ils font surtout des actions sur une base individuelle, je crois », livre Jeanne Reynolds, porte-parole de la CLASSE.

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