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Quand on se compare...

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Les derniers mois n’ont pas été très réjouissants pour les Québécois.

Un conflit étudiant interminable et acrimonieux, nos Glorieux dans la moins glorieuse des positions, et après une semaine d’été en mars, on n’a pratiquement eu que des températures automnales ! Mais avant de réserver votre hôtel à Marrakech, faites un tour de l’actualité internationale, et vous verrez que le dicton se confirme !

Personnellement, je m’en remets à cette technique tous les jours, quand par exemple je me fais réveiller à 5 h par un « Papaaaaaa ! J’ai faiiiiim !! ». Je pense alors à mon voisin Daniel, qui se réveille tous les matins à 4 h pour faire le pain qui se retrouvera sur notre table.

Ou à mon ami Gilles, qui se réveille lui aussi à 4 h, non pas parce qu’il est boulanger, mais parce qu’il a un pont à traverser. Alors, transposons l’exercice pour tout le Québec, et vous verrez que finalement, les choses ne vont pas si mal que ça.

Grève étudiante

Vous trouvez que trois mois c’est long ? Sachez qu’au Chili, les étudiants sont en grève depuis un an. Et si ça peut être une consolation pour l’ex-ministre Beauchamp, je crois que les Chiliens sont rendus à leur septième ministre de l’Éducation.

Situation économique

La situation économique au pays vous inquiète ? Pensez au peuple grec, leur pays est virtuellement en faillite. Avoir eu un peu plus de liquidités dimanche dernier, j’aurais pu acheter la Grèce au lieu d’un bouquet de fleurs pour la fête des Mères. La preuve que ça va mal en Grèce, présentement c’est le chef de l’extrême gauche qui détient la balance du pouvoir.

C’est comme si à l’Assemblée nationale, Amir Khadir pouvait décider à lui seul de l’avenir du Plan Nord... Tout compte fait, ce n’est peut-être pas une si mauvaise idée !

Débat politique

Vous trouvez que nos débats politiques volent bas ? Consolez-vous. La semaine dernière au Mexique, lors du premier débat télé des chefs en vue des élections en juillet, les quatre candidats ont été complètement éclipsés par la présence d’une ex-playmate sur le plateau.

Vêtue d’une robe moulante au décolleté plongeant, Julia Orayen était chargée de faire piger une question à chacun des candidats. Mais sans qu’elle ne pose une seule question, son passage de 17 secondes aura escamoté tout le reste du débat.

Dans un pays pris en otage par des cartels de drogue et une économie minée par la corruption, les seuls chiffres discutés après le débat furent 36-24-36 ? Ou 38-24-37 ?

Cependant, contrairement à bien des gens, je ne m’offusque pas un instant par la présence de Madame Orayen. Au contraire, je trouve qu’elle est très représentative du monde de la politique : sourire figé, « remonté » par des experts, avec une enveloppe démontrant ses largesses.

Sauf que dans le cas d’Orayen, ce sont ses dents qu’elle blanchit et ses seins qui sont gonflés artificiellement.

Alors tout compte fait, quand on se regarde, on se désole ; quand on se compare, on se console ! Nos « terroristes » ne font qu’exploser des bombes fumigènes, nos polices ne tirent que des balles en plastique, et nos « bimbos botoxées » ne font pas perdre le temps à nos chefs à la télévision, mais juste des documents à des ministres en fonction.

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