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Rencontre avec Éric Dupont

Comme Léonard de Vinci

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Photo René Baillargeon Éric Dupont se distingue dans de nombreux domaines, dont ceux de la médecine, des affaires et des arts.

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Connu d’abord dans le milieu médical et ensuite dans le monde des affaires, Éric Dupont a développé ses passions pour les arts martiaux, l’aviation et la musique. Voilà qu’après la cuisine moléculaire du Dr Richard Béliveau, il nous présente maintenant sa peinture cellulaire qu’il voit unique au monde.

À partir de la séquence de la théorie du big bang de l’infiniment grand jusqu’à celle des neurones de l’infiniment petit, le Dr Dupont reproduit sur ses tableaux ce qu’il découvre sous son microscope.

« Ce n’est pas tout le monde qui a la chance d’admirer ce qu’on trouve dans une lamelle sous la loupe d’un microscope. Je voulais montrer aux gens l’invisible », affirme M. Dupont lors d’un entretien avec Le Journal de Québec. Il tient d’ailleurs présentement son premier vernissage dans une galerie de Baie-Saint-Paul.

Avec une spatule, il peint ses œuvres directement sur toile plutôt que sur une palette, comme les autres artistes peintres. « J’ai mis 12 ans pour découvrir cette technique et me démarquer », signale-t-il.

Un déclic

Né à La Baie, Éric Dupont pratique des sports d’équipe, comme tous les garçons de son âge, lorsque son oncle, André Dupont, lui offre un cours de méditation transcendantale pour ses 12 ans. « Ça paraissait tellement bizarre, mais pour moi, ça a transformé ma façon de voir la vie. Ça a été un déclic total », dit-il.

Il s’est installé à Québec pour fréquenter l’Université Laval, d’où il décroche un doctorat en physiologie endocrinologie, tout en obtenant sa ceinture noire en taekwondo. Poussé par la recherche sur le cancer, Éric Dupont fonde à 26 ans, avec son frère Luc, la société Æterna à Québec.

« Je voulais vraiment trouver un médicament pour combattre le cancer », raconte celui qui a malheureusement connu l’échec avec le Neovastat fait à base de cartilages de requins. Loin de se décourager, M. Dupont a ensuite fondé, toujours avec son frère Luc, Atrium Innovations et Unipex. Il préside aujourd’hui, toujours avec son partenaire, Immanence Intégrale Dermo Correction, dans la cosmétique.

S’investir à fond

Dans le monde des affaires, il a coprésidé la Corporation de développement économique de Québec, l’ancienne agence Pôle Québec-Chaudière-Appalaches et les fêtes du Canada. Il s’investit aussi dans le fonds Cap-Diamant, qui soutient le démarrage d’entreprises en nouvelles technologies. « Le défi est colossal dans ce domaine, c’est un vrai coup de dés », exprime Éric Dupont.

Sa propriété de l’île d’Orléans ressemble à un vaste musée, où son amour de l’art est palpable. On s’aperçoit rapidement qu’il aime aussi l’aviation et la guitare qu’il a apprise il y a trois ans. « Je veux être polyvalent. Léonard de Vinci, pour moi, est une inspiration. Quand j’entreprends un projet, je le mène jusqu’à la fin et j’en entame un autre. Il ne faut pas se concentrer dans un seul domaine », mentionne-t-il.

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