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Mon rêve olympique

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La tenue du congrès SportAccord à Québec la semaine dernière a ravivé le débat sur la possibilité que Québec présente les Jeux olympiques d’hiver un jour. Croyez-moi, ce serait un rêve.

Évidemment, l’expérience qu’on a vécue à Vancouver sera difficile à égaler. Par contre, même s’il faudrait attendre une dizaine d’année encore, il s’agirait de la concrétisation d’un rêve.

Inévitablement, toutefois, les mots Québec et olympiques ne viennent jamais sans qu’on y ajoute montagne à leur côté. Ce sera effectivement un problème à régler.

Du positif

Par contre, il faut dire que lors du dévoilement du parcours de la Coupe du monde ski de fond qui aura lieu à Québec en décembre prochain, dévoilement auquel j’ai participé, le président de la Fédération internationale de ski (FIS), Gian Franco Kasper, a fait des déclarations intéressantes. Il a laissé sous-entendre que le problème de la montagne pourrait ne pas en être un dans l’optique où tout peut se négocier.

Quand ça vient du président de la FIS, c’est de bonne augure, ça c’est certain. Il y a de l’espoir.

Malgré tout, et on l’a vu avec le congrès SportAccord, Québec n’aime pas faire les choses à moitié. Je ne crois pas que la Vieille Capitale voudrait créer une piste qui remplit tout juste les critères du FIS et que, finalement, elle n’a aucun intérêt car elle n’est pas excitante à regarder.

Québec vs Vancouver

Je garde évidemment des souvenirs indélébiles de mon passage à Vancouver en 2010, pour mes premiers Jeux olympiques. Même si j’ai passé la majorité de mon temps à Whistler, il m’a été permis de constater que Québec n’a pas grand-chose à leur envier, outre les montagnes, évidemment!

L’organisation des Jeux de Vancouver a dû construire plusieurs infrastructures dans le but de présenter la prestigieuse compétition. À Québec, tout est pratiquement en place, à quelques exceptions près. Avec le centre de Foires, Québec possède quelques complexes intéressants. À Vancouver, on a bâti de A à Z.

En plus, la présentation d’événements internationaux à Québec dans les dernières années donne non seulement de la crédibilité à la ville, mais permet à des comités organisateurs de prendre de l’expérience. Les compétitions de snowboard à Stoneham ou la présentation de Championnat canadien junior en ski de fond aide la cause de Québec.

La Coupe du monde

Évidemment, la Coupe du monde de ski de fond ici, l’hiver prochain, donnera un argument de plus à Québec.

Il est difficile pour moi de connaître la réputation de ma ville à l’international car rien n’y a jamais été présenté dans mon sport.

En repartant de Québec, mes compétiteurs auront pu voir ce que c’est de skier devant le parlement et à travers les fortifications de la ville de Québec. Je m’attends à ce que les gens soient impressionnés. J’ai hâte de montrer ma ville.

En tout cas, les gens ont dû l’être lors du dîner-conférence avec Jacques Rogge mardi dernier. Quelle organisation. Me Marcel Aubut a fait tout un travail. L’objectif était d’amasser 500 000 $ et on a finalement obtenu 800 000 $. C’est très important pour les athlètes amateurs.

En terminant, j’ai eu la chance de montrer mon sport à l’un de mes compatriotes olympiques. Dans le cadre d’une démonstration pour SportAccord, j’ai montré au skieur alpin Erik Guay à faire du ski à roulettes. Il a été vraiment bon. Les skieurs alpins sont tellement agiles qu’il a compris tout de suite. Malgré tout, je pense quand même qu’il va demeurer en ski alpin!

— Propos recueillis par Kevin Dubé

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