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La ministre pète les plombs

La ministre pète les plombs
Photo agence qmi, joel lemay La 39e manifestation nocturne a été déclarée illégale avant le départ hier, place Émilie-Gamelin, malgré une ambiance festive. Aucun itinéraire n’avait été fourni à la police. À peine quelques minutes plus tard, des pièces pyrotechniques ont été lancées dans les airs sur la rue Berri. La foule est toutefois demeurée pacifique alors que certaines personnes manifestaient à visage couvert.

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Pendant les quatre jours qu’ont duré les pourparlers, le climat a été très tendu à la table de négociations. Les esprits se sont échauffés à un point tel que la ministre de l’Éducation, Michelle Courchesne, en a même perdu ses chaussures.

C’est ce qu’a confié au Journal une source qui était présente cette semaine lors de la ronde de négociations entre Québec et les étudiants.

« La ministre a souvent eu des réactions disproportionnées pendant les discussions. Par moment, elle gesticulait et était tellement emportée qu’on se demandait si c’était de la comédie. »

« À un point fort des négociations, elle avait les bras dans les airs et bougeait tellement qu’elle en a perdu ses souliers. »

Le ton est monté à plusieurs reprises lors des discussions qui ont été souvent émotives, ont confié au Journal plusieurs sources au dossier, ainsi que les porte-parole étudiants.

Recul

La ministre Courchesne aurait dit à plusieurs reprises aux étudiants que « politiquement », il ne fallait surtout pas donner à la population l’image « d’un gouvernement qui recule ».

Jeudi, avant que la ronde des négociations n’achoppe, les étudiants disent « avoir tout fait » pour retenir la ministre.

« Mais quand nous avons vu Mme Courchesne arriver sans ses cahiers, jeudi, nous avons compris qu’elle ne voulait plus négocier », raconte l’ex-président de la FECQ, Léo Bureau-Blouin.

« Nous nous sommes retirés pour préparer une autre offre, mais l’attaché politique de la ministre est venu nous interrompre.

« Mme Courchesne nous a alors dit que c’était terminé, qu’elle comprenait que nous ne voulions pas partir les premiers et qu’elle était prête à annoncer elle-même aux journalistes que c’était la fin. On était déçus ».

De son côté, la ministre Courchesne a affirmé que les « canaux de communication » étaient toujours ouverts, mais que la rigidité de la position des étudiants rendait les négociations difficiles.

Sortie de crise ?

Même s’ils décrivent la ministre Courchesne comme une femme « impatiente » et « fonceuse », ils croient réelle la volonté de cette dernière de mettre fin au conflit.

« Mais il y a eu des moments révélateurs, notamment lors de la rencontre avec le premier ministre », lance Léo Bureau-Blouin.

« M. Charest était mal à l’aise. Il ne voulait pas discuter des frais de scolarité et il est parti en disant qu’il devait aller continuer à gérer le Québec. Je lui ai alors dit qu’il y avait dans cette pièce une crise majeure qui touchait tout le Québec. Il m’a dit en sortant : “ on va essayer de la régler. ” »

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