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Une semaine fort mouvementée

Hartley

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Wentworth-Nord | Quelle semaine rocambolesque ! Les derniers jours ont été pour moi un véritable tourbillon, mais je ne plaindrai pas, car j’aurai de nouveau la chance de diriger une équipe de la LNH à Calgary. Des tas de gens m’ont appelé depuis jeudi, dont Patrick Roy.

J’étais au Centre Bionest de Shawinigan dimanche dernier lorsque Jay Feaster, le directeur général des Flames, a tenté maintes fois de me rejoindre sur mon cellulaire, dont la réception était impossible dans le bureau de l’entraîneur Éric Veilleux.

Ce n’est qu’une fois rendu dans la loge des Cataractes, après la première période, que j’ai pu prendre connaissance de ces messages et que j’ai dû revenir de toute urgence dans la région de Montréal. J’étais déçu de quitter l’aréna alors que les Cataractes bataillaient pour la conquête de la coupe Memorial, mais je n’avais pas le choix. D’ailleurs, je tiens à féliciter tout le personnel des Cataractes pour leur victoire en finale. C’est un bel exemple de caractère et de persévérance. Je suis fier d’eux.

Toujours est-il que je suis revenu dimanche soir à mon domicile. À vrai dire, je suis allé dormir chez un ami à Rosemère, car je devais prendre l’avion le lendemain matin en direction de Calgary. Mon épouse Micheline est partie de Wentworth pour venir me porter des vêtements ainsi que mon passeport.

Jay Feaster m’a expliqué que les propriétaires des Flames, à leur retour de vacances, avaient décidé qu’ils étaient prêts à prendre leur décision et que j’étais leur homme.

On veut ramener la coupe à Calgary

DE LA MUSIQUE À MES OREILLES

Je savais qu’il souhaitait que je travaille de nouveau avec lui. Jay m’avait contacté dès le lendemain de la conquête du championnat par les Lions de Zurich pour me féliciter et pour me faire savoir que les Flames aimeraient m’embaucher comme entraîneur en chef.

J’ai pris le souper avec les proprios des Flames lundi soir et ils m’ont clairement indiqué que j’étais leur choix. «Si tu nous dis oui, nous sommes prêts à faire feu», m’ont-ils lancé. Ils ne voulaient pas que je quitte la ville sans contrat.

Ils m’ont parlé de leur vision des choses, de leurs objectifs. Ils veulent ramener la coupe Stanley à Calgary et je veux la même chose qu’eux. Leur discours était comme de la musique à mes oreilles.

Je ne voulais pas faire de surenchère entre le Canadien et les Flames, comme je n’ai pas voulu en faire l’an dernier quand je devais décider entre l’offre de Zurich et celle de Fribourg. Ma philosophie, c’est que toute chose arrive pour une raison. C’est le destin. Si ça n’avait pas fonctionné pour retourner dans la LNH, je n’aurais pas été malheureux de poursuivre mon travail en Suisse, où on m’a très bien traité. Je n’ai aucun doute que j’ai pris la bonne décision.

Maintenant, ma femme et moi partons à la recherche d’une maison à Calgary. Et il faudra aussi penser à s’acheter des bottes et un chapeau de cowboy !

 

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