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Neuville | Aéroport

Des municipalités s’opposent

Denis Lebel
Photo d’archives, Reuters

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La Fédération canadienne des municipalités (FCM) joint sa voix à celles des opposants au projet d’aéroport à Neuville afin que le gouvernement fédéral fasse volte-face dans ce dossier.

Les 1 600 délégués réunis à l’occasion de l’assemblée générale annuelle de la FCM, durant la fin de semaine à Saskatoon, ont adopté à l’unanimité une motion dans laquelle ils demandent « au gouvernement fédéral de consulter les municipalités sur les décisions touchant l’utilisation du sol pour l’emplacement d’aéroparcs privés ».

« Volonté populaire »

Le vice-président de la FCM, Claude Dauphin, indique que l’adoption de cette motion témoigne de la « volonté populaire » des municipalités canadiennes d’être davantage consultées pour des projets semblables à celui de Neuville. Cette motion fait maintenant partie des 11 propositions que la FCM a adoptées durant son assemblée générale.

« Ça donne une position officielle à la FCM, lance-t-il. Notre positionnement est clair à l’effet que toutes les villes du Canada au sein de la FCM veulent être consultées avant que des choses comme ça ne se produisent, indique-t-il.

« C’est un enjeu pour lequel aucun maire ou conseiller municipal au Canada ne s’est objecté. Ça en dit beaucoup à l’effet qu’il y a une évidence que les populations locales doivent être consultées », poursuit-il.

Lettre à Lebel

Au cours des prochains jours, indique M. Dauphin, la FCM − qui représente 2 000 municipalités au pays − enverra une lettre officielle au ministre fédéral des Transports, Denis Lebel, pour l’aviser de la situation. La FCM espère ainsi exercer une « pression politique » sur Ottawa.

« La FCM est un partenaire majeur du gouvernement fédéral. Quand tu sais que la FCM adopte une motion unanime demandant qu’il y ait plus de consultations, c’est évident qu’ils ne sont pas liés par nos résolutions, mais c’est plutôt une pression politique qu’on exerce », explique M. Dauphin.

Le ministre Lebel a pour sa part indiqué, le mois dernier, que la situation de Neuville était un « dossier réglé ».

Le ministre a souvent martelé que son mandat à titre de ministre des Transports était de « favoriser un développement économique du secteur aérien stable en toute sécurité », et pour justifier sa non-intervention dans le dossier, il a souvent réitéré qu'il n'y a, selon lui, « aucun enjeu de sécurité » dans le cas de l'aéroport de Neuville.

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