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Logiciel libre

Québec se prive de millions

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Le gouvernement Charest se prive de plusieurs centaines de millions de dollars en transigeant avec Microsoft pour le renouvellement de 500 000 postes informatiques dans le milieu de l’éducation au lieu de faire appel au logiciel libre, soutient le Parti québécois.

Citant une lettre signée par trois experts en informatiques, la députée de Taillon Marie Malavoy a reproché au gouvernement Charest de renoncer à des économies de 450 millions de dollars. La loi 133 oblige pourtant le gouvernement a considérer les logiciels libres au même titre que les logiciels privateurs, dit-elle.

«Est-ce que c’est parce que le gouvernement cède aux pressions de Martin Daraîche, ancien collaborateur du premier ministre et actuel lobbyiste pour Microsoft Canada», a demandé la députée péquiste. Martin Daraîche est avocat et membre du cabinet National. Il a oeuvré aux cabinets de l’ex-ministre Nathalie Normandeau et du premier ministre Jean Charest.

Les trois signataires de la lettre sont MM. Cyrille Béraud, Benoît des Ligneris et Daniel Pascot, tous promoteurs du logiciel libre. Le passage à Windows 7 (de Microsoft) coûtera 904 millions, disent-ils. «L’utilisation de logiciels libres permettrait de réaliser des économies de 450 millions», écrivent les signataires de la lettre remise à la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne.

«Plus fiables»

Les logiciels libres sont gratuits et utilisés dans plusieurs pays dont la France, l’Angleterre, l’Allemagne, la Chine et le Brésil, a précisé Marie Malavoy. «Ils sont plus fiables devant les pirates informatiques (...) Il y a là une source d’économies qu’on ne va pas chercher», plaide la députée.

La ministre de l’Éducation Michelle Courchesne a expliqué que les choix du gouvernement en matière d’informatique sont faits après une analyse rigoureuse. «Tous les ministères et organismes doivent, lorsqu’ils ont à renouveler ou à développer un système informatique, faire une analyse du logiciel (...) en terme de qualité, de service après vente et de prix», a dit Mme Courchesne.

Au sujet du lobbyisme, le leader du gouvernement Jean-Marc Fournier a rappelé que l’ancien directeur général du PQ Raymond Bréard avait encaissé une somme de 200 000 dollars, en 2002 à titre de lobbyiste de la firme Oxygène 9, sur des subventions gouvernementales versées à l’industrie culturelle.

Par ailleurs, Cyrille Béraud est candidat à l’investiture du Parti québécois dans Vimont.

 

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