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Le roi et son héritier

Le roi et son héritier
photo reuters La franche poignée de main que se sont donnés Jonathan Quick et Martin Brodeur lundi dernier est à mes yeux le moment magique du dernier match de la finale de la coupe Stanley.

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À mes yeux, le moment magique du dernier match de la finale opposant les Kings de Los Angeles aux Devils du New Jersey est survenu lors de cette franche poignée de mains que se sont donnée Martin Brodeur et Jonathan Quick.

C’était sincère, émouvant. Quick avait l’air d’un enfant qui demandait un autographe à son idole. Il a dit à Brodeur :« Le hockey ne sera plus pareil si tu te retires ».

Dans le vestiaire des Devils, Martin a trouvé le moyen de faire preuve d’humour, malgré la défaite cruelle. « Quick a voulu s’assurer que je n’annonce pas ma retraite. Je le comprends. Il veut encore me battre ! »

Brodeur a été l’inspiration des Devils

L’INSPIRATION DE L’ÉQUIPE

Ce Brodeur est vraiment tout un athlète. Malgré ses 40 ans, il a transporté l’équipe sur ses épaules, quand les Devils tiraient de l’arrière 0-3 dans la série. Martin m’a grandement impressionné.

Il était le porte-parole de l’équipe devant la horde des médias et son message a été entendu par ses coéquipiers, les Devils ayant réussi à remporter les matchs 4 et 5.

Je trouve qu’il s’est comporté comme un bon capitaine le ferait. Il a été une véritable inspiration pour ses coéquipiers.

Mais que voulez-vous, les Kings étaient vraiment trop forts. Ils formaient une équipe mieux équilibrée que les Devils.

UN BEAU DUEL

Si on savait, avant le début des séries, que Jonathan Quick était un bon gardien, on sait maintenant qu’il peut être un gardien dominant.

Il n’a accordé que sept buts durant la finale et seulement 29 en 20 rencontres éliminatoires. Il est difficile de faire mieux et son choix comme gagnant du trophée Conn Smythe était indéniable.

Cette finale de la coupe Stanley nous aura permis d’assister à un très beau duel entre le roi des gardiens et son héritier.

CHANGEMENT D’ENTRAÎNEUR

Ce que je retiens aussi de cette finale est le fait que les Kings aient remporté la coupe Stanley après avoir limogé leur entraîneur en chef Terry Murray en cours de saison.

Souvenons-nous qu’en 2009, les Penguins avaient aussi remporté la coupe après avoir changé d’entraîneur... Est-on en train de créer une tendance ? Une telle situation ne se voyait pas par le passé.

Aujourd’hui, un bon nombre d’équipes se montrent peu patientes à l’endroit de leur entraîneur en chef, notamment à cause de la parité dans la LNH.

PÉRIODE D’ADAPTATION

Les Kings ont accueilli le centre Mike Richards au cours de l’été. Son adaptation à sa nouvelle équipe n’a pas été facile.

Puis, le défenseur Drew Doughty a connu un lent début de saison. L’équipe ne jouait pas bien et Dean Lombardi a décidé de remplacer Murray par Darryl Sutter. Lombardi a fourni de l’aide à Sutter en faisant l’acquisition de Jeff Carter.

Les morceaux du casse-tête sont ensuite tombés à la bonne place et les Kings sont devenus une véritable équipe en fin de saison, une fois la période d’acclimatation complétée.

LE SPECTACLE

Je me réjouis de leur conquête de la coupe Stanley. Bon nombre d’observateurs ont souligné que le spectacle laissait à désirer, mais c’est normal.

En finale, vous ne verrez pas beaucoup de situations de 2 contre 1. Les deux équipes exécutent bien leurs jeux. De toute façon, les Devils ont toujours joué d’une certaine manière. Il ne fallait pas s’attendre à un festival offensif de leur part.

GÉLINAS, UN ATOUT

Les entraîneurs sont en train de compléter leur équipe d’adjoints présentement. Dans mon cas, le travail est terminé sur ce plan à Calgary. J’ai choisi Martin Gélinas pour me seconder. Il s’ajoute à Jacques Cloutier tandis que Clint Malarchuck demeurera à titre d’entraîneur des gardiens des Flames.

Jacques s’occupera des défenseurs et je recherchais un gars énergique, un excellent communicateur et un spécialiste au chapitre des unités spéciales. J’avais le nom de Martin Gélinas en tête depuis deux semaines. C’est cocasse puisque je l’avais aperçu à bord de l’avion qui m’amenait de Montréal à Calgary quand je suis allé rencontrer les propriétaires des Flames.

On a demandé la permission aux Predators de Nahville de pouvoir le rencontrer, puisque Gélinas était directeur du personnel des joueurs. L’entente a été conclue mercredi et je suis pas mal fier de mon coup.

L’ajout de Gélinas sera un atout pour les Flames. J’ai toujours aimé son sens du hockey, sa façon d’analyser les jeux. Le retour de Martin à Calgary a grandement plu à la presse locale et aux fans. Il a été un joueur très populaire avec les Flames, enregistrant de gros buts lors des séries de 2004 quand les Flames avaient atteint la finale.

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