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DÉSORDRE EXTRÊME

Dépotoir dans sa maison

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Vêtements pêle-mêle dans un bac de recyclage, boîtes de nourriture de restaurant du plancher au plafond de la voiture, sacs remplis on ne sait trop de quoi : voilà le paysage visuel que doivent endurer des résidents d’un petit quartier paisible de Beauport depuis plus de trois ans.

Tous ces objets hétéroclites se retrouvent sur la propriété d’une dame de 63 ans qui habite le quartier depuis une trentaine d’années.

À bout de ressources, ses voisins n’en peuvent plus de la voir dormir dans sa voiture parce que la maison est pleine à craquer. « Souvent, on la voit se changer le matin. Elle entrouvre la porte de sa voiture, choisit du linge dans le bac, se replace un peu les cheveux et quitte pour son travail », a indiqué l’un d’eux, qui préférait ne pas être identifié.

Selon plusieurs personnes du voisinage, la dame travaille comme infirmière dans un centre hospitalier.

Si elle semble fonctionnelle au travail, ça ne semble pas être le cas dans sa vie privée, et, bien qu’elle ait des droits, puisque la maison lui appartient, les gens du quartier estiment qu’ils en ont eux aussi.

Des rats sur la neige

« Cet hiver, il y avait des rats qui se promenaient sur la neige! La semaine passée, son gazon devait atteindre les trois pieds de hauteur, et je ne vous dit pas l’odeur, l’été, lorsque le soleil plombe parce qu’elle fait ses besoins dehors... », a ajouté un autre voisin, qui trouve très triste de voir l’état dans lequel vit la sexagénaire.

« Si elle n’avait pas ce problème, ce serait la meilleure voisine au monde! C’est triste de voir ça et c’est malheureux aussi de savoir qu’on ne peut pas laisser un chien blessé seul dans la rue alors que personne ne semble être en mesure d’intervenir pour aider cette dame », a-t-il ajouté.

Nombreuses plaintes

Comme de nombreuses plaintes ont été déposées par les citoyens du quartier, la Ville de Québec a dépêché, hier matin, deux techniciens en bâtiment et deux préventionnistes en incendie.

Comme la dame a accepté de collaborer, les policiers n’ont pas eu à intervenir. Il a toutefois été entendu que d’ici un mois, le plancher de la maison doit être libéré de tout objet et que la porte de l’entrée et celle du réfrigérateur doivent être en mesure d’ouvrir au complet.

« On va y aller petit à petit et n’oubliez pas que nous sommes là pour vous aider », a dit l’une des intervenantes à la dame, qui semblait très soucieuse de la présence des médias.

D’ailleurs, avant de retourner à son travail, elle a vérifié si la porte de sa demeure était bien verrouillée au moins une dizaine de fois, histoire que personne d’autre que les gens de la Ville ne puissent entrer dans son intimité.  

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