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Festival d'été de Québec

Le retour du bon vieux Wolf

En grande forme, Jean Leloup a offert comme promis une prestation de ses plus grands succès

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Pas de retard, pas d’insulte, pas de crise de nerfs ; Jean Leloup a tenu promesse et a offert majestueusement le « récital » de ses plus grands succès dimanche, devant une foule monstre et visiblement ravie de renouer avec le bon vieux Wolf d’antan.

 

Tout sourire, chapeau noir vissé sur la tête, Jean Leloup a grimpé sur les planches de la scène Bell sans présentation, entamant sous les cris de la foule déchainée Isabelle. Fougueux, en forme, l’artiste venait de donner le ton à cette soirée qui promettait d’être à la hauteur des critiques plus que positives émises depuis le début de sa tournée, La nuit des confettis.

 

Sans plus attendre, Leloup et ses quatre musiciens – dont sa copine Virginia Tangvald, complice de son projet musicale The Last Assassins – ont enchainé avec Nathalie, de façon toujours aussi dynamique. « Jeune indien, fais attention si un jour tu pars avec ta guitare et tu te dis fuck the system », a-t-il lancé le plus normalement du monde, entre deux lignes.

 

Que des succès

Cookies, La plus belle fille de la prison, Le monde est à pleurer, Johnny Go, Edgar, Paradis perdu, Sang d’encre, on se serait cru en plein cœur des années 1990, alors que l’artiste était au sommet de son art. Moment fort de la soirée lors de La vie est laide, alors que la foule des plaines scandait les paroles tout en dansant, sautant et frappant du poing dans les airs.

Livrant quelques solos de guitares, se permettant plusieurs introductions fantaisistes, Leloup a notamment livré Johnny Go, en compagnie du chanteur de Bran Van 3000, James Di Salvio, et de sa choriste. Aura suivie de manière plus qu’efficace, Le monde est à pleurer, les spectateurs – dont un s’adonnait au body surfing – chantant haut et fort le refrain.

Efficace, en sueurs, visiblement ravi d’être sur scène, loin du dictateur désagréable qu’il avait servi au public de Québec, en 2008, Leloup a par la suite enchainé avec L’amour est sans pitié et Les fourmis, sur lequel il aura poussé quelques mots en Africain. « Ça veut dire, envoye maman, lâche pas! », a-t-il traduit librement, avant de poursuivre avec Le dôme. Frissons garantis à la vue des briquets et des cellulaires bien hauts dans les airs.

Deux rappels

Après avoir « joué un tour » au public et quitté la scène quelques minutes, Leloup est revenu, cigarette au bec, pour entamer en rappel Je joue de la guitare, livrée de manière épurée, et Voyager, où James Di Salvio a offert une performance improvisée, après avoir lancé des confettis à la foule. Virgina Tangvald aura aussi interprété Dead Birds, issu du répertoire de The Last Assassins.

 

Au moment de mettre sous presse, l’artiste venait tout juste de terminer un premier rappel, avec la sublime Je suis parti. Il débutait son deuxième rappel, sous les cris de la foule infatigable, où il était appelé à livrer I lost my baby. Vraiment, on ne pouvait demander mieux.

 

Jean Leloup disait se donner encore une dizaine d’années à vivre, lui qui tenait à offrir son « récital » à ses fans avant de trépasser. Mission accomplie pour Wolf.

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