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Soccer | W-League

Prêtes pour une guerre de tranchées

Les dames de l’Amiral s’attendent à du brasse-camarade en séries

Amiral
Photo Stevens Leblanc Marie-Pier Bilodeau, Joëlle Gosselin, Imen Troudi et Sabrine Mamay piaffent d’impatience à l’idée de sonner la charge en séries contre Hamilton.

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Dans le jargon du sport, on dit d’un duel robuste où certains coups volent bas qu’il s’agit d’un match pour hommes. Les dames de l’Amiral s’attendent exactement à ce scénario et ne s’en plaignent pas, à l’aube des séries de la W-League de soccer qui s’amorcent pour la première fois à Québec.

Fortes d’une saison de huit victoires, deux nulles et deux revers qui leur a valu le deuxième rang de la division centrale, les Québécoises héritent de l’honneur de recevoir les quatre clubs d’office, ce week-end, puisque le Fury d’Ottawa est déjà qualifié pour le Final 4 de la ligue, la semaine prochaine.

Comme entrée en matière, le plat sera servi bien chaud et épicé puisque l’Amiral recevra demain (13 h au cégep F.-X.-Garneau) le Rage de Hamilton, contre lequel une rivalité piquante s’est développée cette saison.

« Contre elles, c’est le genre de match qui brasse au point où on ne se sert pas la main à la fin. Et c’est parfait de même! », lance la vétéran gardienne Marie-Pier Bilodeau, le sourire au visage.

Plusieurs contacts

Pas que le jeu entre les deux clans soit salaud, mais il n’y a pas de demi-mesures pour percer, ce qui fait que les esprits peuvent s’échauffer.

« J’ai été moi-même impliquée dans des contacts plus que violents, a ajouté Bilodeau. Ça ne me dérange pas, j’ai toujours pratiqué un style agressif. Quand une joueuse me fonce dedans, je me relève et je ris parce que c’est souvent moi qui ai le ballon!

« Ce n’est pas quelque chose qui m’inquiète et j’ai hâte de reprendre contact avec certaines de leurs joueuses. »

Rester sur ses gardes

Aux yeux de l’entraîneur-chef Samir Ghrib, le fait que ses ouailles soient forcées de jouer du coude ne revêt que de bons côtés.

« On ne prend aucune équipe à la légère, mais ça va forcer les filles à demeurer sur leurs gardes pendant tout le match », a-t-il dit.

Car théoriquement, le Rage de Hamilton loge au cinquième échelon (5-2-5), mais il s’agit du seul club avec Québec qui a vaincu le puissant Fury, cette saison.

« Ce n’est clairement pas une équipe de cinquième place et les filles le savent. On a joué cinq matchs en dix jours; donc, les entraînements ont été plus décontractés cette semaine. Elles arriveront affamées. »

Expérience unique

L’équipe gagnante se retrouvera en finale (dimanche, 13 h) contre les vainqueurs entre Laval et Toronto (demain, 16 h). Puis, les championnes de la conférence centrale se retrouveront à Ottawa pour le Final 4 de la ligue.

Même si l’Amiral forme une équipe jeune, ses porte-couleurs ont bien été mises en garde de l’importance de l’enjeu.

« J’ai dit aux filles de ne surtout pas se dire que parce qu’elles ont 18 ou 20 ans, elles auront souvent cette chance. Je suis dans la ligue depuis neuf ans et je me suis rendue au Final 4 seulement une fois, à ma première année », a rappelé Bilodeau.

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