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Cochrane inspirant

Cochrane Inspirant
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Le nageur originaire de Victoria en Colombie-Britannique, Ryan Cochrane, a pu jeter un premier coup d’œil au complexe aquatique des Jeux de Londres, hier.

Cochrane avait obtenu une médaille d’argent surprise lors du 1500 mètres style libre des dernières olympiades, à Pékin. Pourtant, il n’a célébré sa deuxième place que pendant quelques minutes. Et non pas pendant des heures ou des mois.

« Ça m’a pris quatre ans à digérer le fait que j’ai raté l’or, commente Cochrane. Je commence à passer l’éponge. Je m’en veux pour avoir commis plusieurs erreurs dans cette épreuve. Cette année, j’espère que ma progression me vaudra de monter sur la plus haute marche. »

La performance de sa vie

Rappelons les circonstances : l’équipe canadienne, victime d’une déconfiture aux Jeux d’Athènes, souhaitait se faire pardonner à Pékin. Mais, elle était aussi décevante.

Au dernier jour, l’ambiance était électrisante et la foule n’avait d’yeux que pour la supervedette des États-Unis, Michael Phelps, le grand favori.

Cochrane a surpris tout le monde avec la performance de sa vie. Lui seul a été déçu. Parce qu’il est convaincu qu’il aurait pu battre Phelps ce jour-là.

« J’ai été dur envers moi-même pour ces erreurs. Avec le recul, je réalise qu’il y a des facteurs sur lesquels je n’avais aucun contrôle. Et, il faut bien admettre que je n’avais jamais nagé aussi rapidement ! Et... j’ai été médaillé ! »

N’empêche, Cochrane, que l’on verra aux 400 m et 1 500 m style libre, est devenu un modèle d’inspiration et d’optimisme pour l’avenir de la natation au pays.

Un meneur

À Londres, il n’est plus un adolescent, mais plutôt un jeune homme qui assume déjà un rôle de meneur et contribue à valoriser l’estime générale des troupes du Canada en natation. Ainsi, Natation Canada estime pouvoir récolter trois médailles à ces jeux. C’est ambitieux et réaliste à la fois.

« C’est bon pour le moral parce que les nageurs, tous ensemble, nous croyons être en mesure de décrocher des victoires plutôt que nous savoir battus d’avance. Il y a quatre ans, nos conversations étaient axées sur la reconstruction de l’équipe. Nous sommes passés à une autre étape. Cela se voit dans notre attitude. On pense aux possibilités plutôt qu’à ce que l’on veut éviter. Le négativisme a disparu. »

Source de motivation

Les experts voient en lui un podium au 1 500 m, mais Cochrane nourrit aussi des ambitions au 400 m.

« À Pékin, j’avais perçu le 400 m comme une simple épreuve de plus. Cette fois, c’est bien différent. Aux derniers Championnats du monde, les nations ont vu que tout peut survenir dans cette course, que personne n’est dominant à outrance. La finale a été lente et avec tous les efforts que j’ai mis à peaufiner mes virages depuis six mois, je peux sûrement combler la seconde qui me séparait du gagnant. »

Les coéquipiers de Cochrane perçoivent effectivement son ardeur au travail et sa soif de défis.

« Le regarder s’entraîner s’avère une source de motivation, a expliqué la jeune Brittany MacLean, de Toronto. Ryan nous amène tous à croire que nous pouvons briller et faire monter la barre d’un cran. »

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