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Arrestations massives

Un libéral et un péquiste poursuivent Montréal

Manifestation 23 mai
Photo Maxime Deland / Agence QMI Manifestation du 23 mai

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MONTRÉAL – Un ancien avocat du ministère de l’Éducation, partisan du Parti libéral, et un militant péquiste se sont unis afin d’intenter un recours collectif contre la Ville de Montréal, à la suite de la manifestation contre la hausse des frais de scolarité du 23 mai, au cours de laquelle 506 personnes avaient été arrêtées à l’intersection des rues Sherbrooke et Saint-Denis.

Jean-Pierre Lord, président de l’association péquiste pour la circonscription de Saint-Marie-Saint-Jacques, et Me Marc Chétrit Rieger, avocat et ancien militant libéral qui le représente, ont déposé vendredi dernier une requête pour intenter un recours collectif.

Les deux hommes estiment que les droits des citoyens ont été bafoués et que leur dignité a été atteinte lors de cette soirée du 23 mai. Les protestataires ont été encerclés, arrêtés, et détenus dans des autobus pendant de longues heures, même si les policiers n’ont finalement donné que des contraventions dans la très grande majorité des cas.

«Moi, ça a pris sept heures. Pour certaines personnes ç'a pris jusqu'à huit heures. Je trouve ça complètement aberrant», a expliqué Jean-Pierre Lord.

M. Lord pensait que le Service de police de Montréal émettrait un avis de dispersion avant d'arrêter les militants lorsque les projectiles ont été lancés. Mais cet avis n'est jamais venu selon lui. Il a tenté de fuir, mais les policiers encerclaient les manifestants.

Jean-Pierre Lord affirme que son arrestation et sa détention étaient illégales, une atteinte à son droit à la liberté.

«L'arrestation ou la détention des gens a été faite arbitrairement. C'était quoi l'objectif? Est-ce que c'était de rétablir l'ordre ou c'était d'envoyer un message politique?», a-t-il demandé.

Me Chétrit Rieger, qui a d’ailleurs déjà officié pour le ministère de l’Éducation, doute de la légalité de l’arrestation massive et de la «proportionnalité» des conditions de détention en regard de la faute reprochée.

«Nous avons tous des droits protégés par les chartes, tant québécoise que canadienne. Et ces droits-là, il faut à tout prix faire tout ce qu'on peut pour les protéger», a précisé M. Rieger.

On ne saura que dans plusieurs mois si la cour accepte d'entendre le recours.

 

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