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Triathlon

Le calme avant la tempête?

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Photo AMBER BRACKEN/AGENCE QMI Paula Findlay sera en action aux Jeux olympiques de Londres, samedi.

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LONDRES – Il n’y a pas de meilleures histoires que celles qui incluent des négligés. Sauf peut-être celles avec des athlètes qui effectuent des retours.

Lasse Viren, un policier d’une petite ville finlandaise, a remporté la finale du 10 000 mètres lors des Jeux olympiques de Munich en 1972 après avoir chuté à la mi-course.

Perdant par 32 points, les Bills de Buffalo sont revenus de l’arrière pour remporter leur match de premier tour éliminatoire de la NFL.

Et rappelez-vous tous les grands titres concernant les athlètes jugés trop vieux, mais qui ont fini par monter sur le podium aux Jeux d’hiver de Vancouver en 2010.

Samedi, la triathlonienne Paula Findlay pourrait faire partie de l’histoire la plus captivante de ces XXXes Olympiades si elle ose défier les dieux de la natation, du cyclisme et de la course en se frayant un chemin jusque sur le podium.

L’olympienne aux cheveux rouges d’Edmonton était la femme à battre en 2010. Puis à l’approche de 2011, il était tout simplement impossible de ne pas la voir comme l’une des meilleures athlètes du pays.

Mais Nike est inconstante. Pas la compagnie de souliers, mais la déesse de la victoire qui semble s’amuser à torturer les athlètes mortels.

Findlay a été sur la touche pour presque l’entièreté de l’année 2011 en raison d’une blessure à la hanche droite.

Ces Olympiques constitueront son premier véritable test depuis la finale des Championnats du monde tenus à Beijing, en Chine, en septembre dernier.

Plus d’un an auparavant, elle était l’enfant promise.

Aujourd’hui, sa place dans ce sport est moins défini et son succès, moins que certain.

Et peut-être, seulement peut-être, que c’est un bon prologue en prévision de samedi. L’aspirant qui recule afin de mieux préparer son retour.

«C’est un peu l’inconnu, tant pour moi-même que pour n’importe qui d’autre, a-t-elle mentionné, peu après avoir quitté l’eau au Hyde Park. Alors, c’est un bel endroit pour se trouver.»

Puis, une légère pause avant d’ajouter : «Je crois». Elle se sent sous le radar à nouveau et espère utiliser cela à son avantage.

«Je sais, je ne suis pas une grande favorite pour cette course, car je n’ai pas été en action pendant longtemps», a-t-elle expliqué devant des gradins vides qui, samedi, seront remplis et bruyants.

«Je crois que les gens ont ça en tête : j’ai connu du succès l’an dernier et gagné quelques courses, mais c’était l’année passée.»

Nous pouvons régulièrement lire et suivre des histoires de retours fructueux, mais la pression reliée à la tâche de devenir «une championne de 22 ans sur le chemin du retour à ses premiers Jeux olympiques» est intimidante.

Tout en ressentant cette sensation, elle déclare : «J’ai mentionné aux gens à quel point je suis nerveuse et comment tout cela est stressant.

«J’ai entendu de certaines personnes que c’était une bonne chose, car cela signifie qu’on se préoccupe vraiment de notre performance.»

Findlay précise qu’elle ne suit pas de rituels d’avant-compétition autres qu’un bon réchauffement qui représenterait pour la plupart des gens une séance complète d’entraînement.

Lorsqu’elle est sous pression, elle devient naturellement plus tranquille.

Dans ces Jeux, il n’y aurait pas de plus belle histoire que celle du «calme avant la tempête».

 

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