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Sports équestres

L’inexpérience des chevaux a joué contre le Canada

Éric Lamaze
Photo Mike Hutchings / REUTERS Éric Lamaze

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GREENWICH PARK, Angleterre – Tout ce que nous avons besoin maintenant, c’est d’un remède de cheval.

Des montures n’ayant pas l’expérience olympique, dirigées par trois cavaliers canadiens ayant du vécu, ont commis assez d’erreurs durant la séance du concours de saut à obstacles, lundi, pour placer le pays hors de la course aux médailles.

En tant que groupe, le trio formé de Jill Henselwood, Éric Lamaze et Ian Millar ont obtenu une cinquième place pour leurs efforts. Toutefois, dans les prochaines finales individuelles, le Canada peut toujours aller chercher l’or.

Lundi, les Canadiens n’ont pu qu’assister à l’une des fins les plus spectaculaires de l’histoire des Jeux.

Dans une enceinte qui fut le théâtre de sauts représentants les marques de commerce anglaises, les officiels ont révélé une version de la tour de Londres pour le dernier obstacle du parcours où les Britanniques et les Néerlandaises s’affrontaient.

Appuyés par les membres de leur famille royale, les cavaliers de l’Arabie Saoudite ont mis la main sur la médaille de bronze.

Pour la foule locale, vous ne pouviez pas écrire une meilleure histoire.

Quant aux Canadiens, qui avaient remporté l’argent au concours par équipe à Pékin, ils ont dû panser leurs plaies.

Tous étaient talentueux, mais ils guidaient des animaux relativement inexpérimentés.

Lamaze, le champion olympique en titre de la compétition individuelle, avait perdu sa monture de confiance, Hickstead, l’an dernier, quand son cheval est décédé durant un événement de la Coupe du monde en Italie.

Cependant, les jeunes chevaux n’étaient pas les seuls éléments ayant placé les Canadiens dans une position désavantageuse. Les officiels ont fait leur part à cet effet.

La quatrième membre de l’équipe, Tiffany Foster, a été disqualifiée pendant le week-end, car les juges ont constaté que son cheval Victor avait une inflammation à la patte avant gauche.

C’était apparemment une petite blessure, mais les chiens de garde tentent supposément d’éradiquer un vieux truc consistant à hypersensibiliser les jambes avant des chevaux afin de les faire sauter plus haut. Les officiels ont indiqué dans un communiqué qu’il n’y avait «aucune accusation de pratique illégale, mais que le cheval n’était pas en état de compétitionner».

Dirigeant avec précaution les autres membres de la formation canadienne à travers les journalistes lundi, les responsables semblaient vouloir soustraire le trio aux questions concernant leur membre absente.

Par contre, Millar a mentionné : «Je crois que tout a été dit, mais vous devez penser à une jeune fille qui en est à ses premiers Jeux».

Celui qui détient la marque pour le plus grand nombre de participations olympiques avec 10 a ajouté qu’il était très surpris et que ce règlement comporte beaucoup de latitude, ce qui donne beaucoup de responsabilités à ceux devant le mettre en application.

«C’est un gros désavantage, a-t-il précisé au sujet de l’impact sur le pointage final de l’équipe. C’est comme si vous jouez au baseball et que tout le monde a droit à un maximum de quatre prises, sauf vous qui en avez trois.»

Avec leurs jeunes animaux, Millar et Lamaze auront un autre tour au bâton pour essayer de gagner une médaille individuelle, mercredi. À ce moment-là, leurs chevaux auront plus d’expérience.

En marchant sur le parcours lundi, le fils de Millar, Jonathon, a mentionné que la capacité d’apprentissage d’un cheval olympique était remarquablement rapide.

Espérons que ce soit le cas pour le Canada.

 

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