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Adam van Koeverden

Plus en forme que jamais

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Photo FRANCISCO LEONG / AFP Adam van Koeverden

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ETON DORNEY – Le premier souvenir qu’a Larry Cain d’Adam van Koeverden est un adolescent de 13 ans avec les cheveux longs attachés en queue de cheval qui ne voulait jamais sortir de son kayak.

Dix-sept années ont passé depuis que van Koeverden s’est présenté au club Burloak Canoe de sa ville natale de Oakville. Cain, lui-même un ancien champion olympique, en a eu plein les yeux de cette sensation de la rame.

À plusieurs moments, Cain a été le mentor de van Koeverden. Il a aussi été l’un des observateurs les plus abasourdis par la puissance que peut générer le kayakiste dans son embarcation.

En fait, avec son entraîneur et ses partenaires d’entraînement, il a été le témoin le plus privilégié de sa prestigieuse carrière.

Alors, à la veille de la quête d’une quatrième médaille de l’athlète de 30 ans, le meilleur espoir du Canada pour une autre première place, Cain ne peut contenir sa fébrilité, prédisant que nous serons témoins d’une performance explosive mercredi en finale du 1000 mètres K-1.

«J’ai suffisamment vu Adam pour dire quand il pagaye bien et je peux vous dire qu’il le fait admirablement, a déclaré Cain en entrevue. J’ai été tellement impressionné par ce que j’ai vu dans les eaux d’Oakville cet été.

«C’est beau, la façon dont son bateau bouge. C’est incroyable à regarder.

«Je ne veux pas aller trop vite, mais ce qu’on a vu [lundi, quand il a dominé sa vague et gagné en demi-finale] était quelque chose de spécial. Et le plus excitant est encore à venir, avec la formule en finale.»

Cain est tellement impressionné par van Koeverden depuis le début des Jeux que cela lui rappelle il y a huit ans. À cette époque, le kayakiste louait une chambre dans la maison de l’ancien athlète olympique à Burlington.

Chaque jour, le jeune homme regardait la médaille d’or de Cain, mais il refusait d’y toucher.

«Il ne disait pas qu’il ne voulait pas la prendre, il voulait plutôt la sienne, s’est rappelé Cain mardi. Je me souviens de la dernière chose que je lui ai dite avant qu’il ne parte pour Athènes, et je me sens encore ainsi aujourd’hui : j’ai plus confiance en toi qu’en tous les athlètes que j’ai dirigés.»

Il lui reste encore une course à gagner, le 1000 mètres, un test contre les meilleurs kayakistes au monde. C’est ce moment qui déterminera si la forme de van Koeverden lui permettra de mettre la main sur la deuxième médaille d’or olympique de sa carrière, alors que tout le Canada sera encore endormi.

Si sa scintillante performance de lundi peut servir d’indication, toutefois, il est évident que van Koeverden est au summum de sa carrière.

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