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Bob Morane renaît chez Perro Éditeur

Bryan Perro
Photo Courtoisie

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Bryan Perro a choisi de publier son mentor, Henri Vernes, comme premier auteur de sa maison d’édition, Perro Éditeur. Trois aventures écrites entre 1960 et 1980 seront réunies dans un seul livre, Bob Morane au Québec, et les lecteurs trouveront en prime une nouvelle édition de La porte ouverte, le tout premier roman de l’écrivain belge.

« Je suis assez fier, je ne peux pas m’en cacher », lance Bryan Perro, un fan inconditionnel de Bob Morane. Trois aventures se déroulant au Québec seront proposées : Le diable du Labrador, (1960), Terreur à la Manicouagan (1965) et Des loups sur la piste (1980). On y retrouve toute la saveur des Bob Morane, un goût prononcé pour l’action, l’aventure et le dépaysement, des descriptions intelligentes et un petit côté vintage qui n’est pas déplaisant du tout.

« J’aime beaucoup son interprétation du Québec parce qu’il est allé chercher ce qu’on est. Parfois, on a de la misère à se définir et c’est par les yeux des autres qu’on se voit le mieux. Et quand on voit ce qu’il a écrit, on se dit que c’est ça, notre pays, c’est ça, notre culture, c’est ça, notre nation. C’est l’fun qu’un héros comme Bob Morane s’attarde chez nous. Bob Morane, on le retrouvait dans la jungle, en Chine, dans les destinations mythiques, et on fait partie de ça. »

Jeune, Bryan Perro lisait les aventures de Bob Morane à la bibliothèque de l’école. Elles ont marqué son imaginaire. « Ça l’a certainement aligné un peu : regarde ce que je fais avec Amos Daragon... c’est du roman d’aventure! Il a Bob Morane et Bill Balantine. J’ai Amos Daragon et Béorf Bromanson, c’est le duo du fort et de l’intelligent, de l’ours et du renard. »

Éditer Henri Vernes représente pour lui un excellent départ. « Je fais du roman populaire et je vais chercher un autre auteur de roman populaire, Henri Vernes, qui est un de mes mentors et qui ouvre la voie à ce que peut être la maison d’édition. » À son avis, ce sont les gars de 40 ans et plus qui se sentiront particulièrement interpellés.

La porte ouverte

La publication de La porte ouverte, premier roman de Henri Vernes, quelques années avant la création du tout premier Bob Morane, en 1953, lui plaît aussi beaucoup. « Je veux les vendre ensemble pour faire connaître cette première œuvre de lui. Ils vont voir que Henri Vernes est un écrivain de culture populaire qui décrit des héros populaires, mais que c’est aussi, selon moi, un grand écrivain, et on le voit dans ce roman. »

D’autres projets bouillonnent dans la marmite, et Bryan Perro se rendra en Belgique en octobre. Il rendra visite à Henri Vernes et prévoit même quelques sessions de travail avec lui.

De son côté, Henri Vernes a déjà commencé la rédaction d’un nouveau Bob Morane, qu’il a mis de côté en raison de l’énorme succès de ses Mémoires, un gros bouquin de 500 pages qu’il vient de publier aux éditions Jourdan. « Peut-être que je le reprendrai... je n’en sais rien! »

 

Extrait

Certes, le commandant Morane et Bill Balantine étaient des fervents du sport national canadien, et ils ne manquaient pas, à chacun de leur passage à Montréal, d’assister à l’une de ces rencontres où la rapidité d’exécution des joueurs n’a d’égal que leur hargne et leurs qualités athlétiques. Ce jour-là, le match était d’importance, car pour la cinquième fois, cette saison-là, les Canadiens de Montréal rencontraient les Maple Leafs de Toronto, et son issue devait conférer à l’équipe gagnante le titre de champion de la coupe Stanley.

— Henri Vernes, Terreur à la Manicouagan

 

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