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Sécurité routière

À plus de 70 km/h près des écoles

Plusieurs automobilistes roulent à plus du double de la vitesse permise dans les zones scolaires

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Malgré le retour en classe, certains automobilistes gardent leurs mauvaises habitudes et continuent de rouler à plus de 70 km/h dans les zones scolaires.

Les policiers de Québec sont en campagne de prévention et ont à l’œil ceux qui ne respectent pas la limite de vitesse de 30 km/h dans ces zones. Le Journal a toutefois observé que la surveillance accrue n’empêche pas certains de rouler à grande vitesse.

Au double de la vitesse permise

À l’aide d’un radar, comme ceux utilisés par les policiers pour enregistrer la vitesse des véhicules, le Journal a fait de la surveillance devant quatre écoles primaires de la région, hier. Pendant de longues minutes, à l’entrée et la sortie des élèves, le comportement des automobilistes a été scruté.

Aux endroits visités, plusieurs conducteurs osaient doubler la limite permise de 30 km/h. À une vitesse de plus de 70 km/h, les contraventions pour excès de vitesse dans une zone scolaire s’élèvent à 350 $ et provoquent la perte de 6 points au permis.

Bien que la majorité des automobilistes réduisent leur vitesse à l’arrivée d’une zone scolaire, peu l’abaissent pour atteindre la limite permise. Près de 50 véhicules ont été évalués à chaque école et en moyenne, les conducteurs roulaient à une vitesse de 45 à 55 km/h. Il faut mentionner que la seule présence du radar, bien visible, provoquait le ralentissement des automobilistes.

« Surveillance accrue »

De son côté, le Service de police de la Ville de Québec fait de la prévention cette semaine. Hier, les policiers ciblaient des endroits dans quatre arrondissements pour avertir les automobilistes et prévenir les écoliers. « Les patrouilleurs arrêtaient les véhicules et les enfants allaient porter aux automobilistes des signets avec les règles à suivre autour d’une école », a dit Brigitte Roberge, relationniste du SPVQ.

Durant l’automne, les agents devraient visiter tous les secteurs de la ville afin d’y effectuer des contrôles. « Il va y avoir une surveillance accrue aux abords des écoles », a-t-elle expliqué. « Oui, il y a de la sensibilisation, mais il y a aussi de la répression. »

Zone grise

Jean-Marie De Koninck considère que la sensibilisation est plus efficace, même s’il donne raison à la répression. « C’est comme les premières neiges, les gens doivent s’habituer », a signalé le président de la Table québécoise de la sécurité routière. « Il faut faire confiance à l’intelligence du monde. »

Néanmoins, selon M. De Koninck, les problèmes de vitesse dans les zones scolaires proviennent des habitudes de conduite établies sur les autoroutes. « C’est 100 km/h, mais la tradition montre que les policiers tolèrent une vitesse de 120 km/h », dit-il. Le problème avec ça, c’est que beaucoup de gens ont translaté cette marge de 20 km/h vers les autres zones. »

 

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