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Légionellose

Le tiers des tours insalubres

Le bilan des inspections gouvernementales pointent une trentaines de structures

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Photo d'archives, Daniel Mallard Par mesure préventive, la santé publique a élargi le périmètre d’inspection des tours de refroidissement au nord, jusque dans le secteur de Place Fleur de Lys, à l’ouest jusqu’au quartier Saint-Sacrement. D’autres inspections sont aussi prévues plus à l’ouest vers Sainte-Foy.

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Alors que 19 nouveaux cas s’ajoutent au lourd bilan de la légionellose, la santé publique confirme que le tiers des tours de refroidissement inspectées jusqu’ici étaient insalubres.

« Sur les 99 tours visitées dans le périmètre ciblé, à l’inspection visuelle, on a constaté que de 29 à 30 tours étaient insalubres », a fait état, hier, le directeur régional de santé publique de Québec, le Dr François Desbiens.

Si bien qu’on est à procéder au deuxième traitement-choc des 22 tours initialement visées, au centre-ville.

Les nouvelles déclarations d’hier portent à 126 le nombre de cas rapportés. « J’espérais que cela baisserait », a convenu le Dr Desbiens. Vu la période d’incubation de deux à dix jours, il est d’avis que ces personnes ont été contaminées peu avant la désinfection des tours, la semaine dernière.

On ne rapporte heureusement aucun nouveau décès. La Legionella a déjà fait huit victimes.

Pointe de l’iceberg

Il ne serait par ailleurs pas surprenant que les individus touchés dans une moindre mesure par cette fameuse bactérie se comptent par centaines à Québec.

« Pour un cas de pneumonie grave, on peut retrouver jusqu’à 20 cas de fièvre de Pontiac (forte fièvre liée à la légionellose », a en effet signalé le Dr Desbiens.

C’est dire le haut degré de contamination de la tour en cause et sa capacité de disperser dans l’air, de façon continue, une quantité impressionnante de gouttelettes contaminées.

Les cinq premiers résultats des prélèvements faits chez des individus atteints montrent incidemment que la même souche est présente chez ces cinq malades.

« C’est un premier élément de confirmation qu’il y a bel et bien une source commune de contamination », a précisé le Dr Desbiens.

D’ici là, des inspecteurs de la Régie du bâtiment se joindront aux équipes de la ville de Québec et de la santé publique pour l’inspection des tours de refroidissement.

Pouvoirs accrus

« Ils regarderont les éléments structurels des tours. Nous pourrons bénéficier de leur expertise », a soulevé le Dr Desbiens.

Les inspecteurs de la Régie du bâtiment pourront en contrepartie utiliser le mandat d’intervention de la santé publique afin de fermer une tour de refroidissement en mauvais état, rouillée.

Ce qu’ils ne peuvent faire seuls, faute de réglementation.

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