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La LNH, une ligue qui perd du lustre

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Il y a quelques semaines seulement, Greg Jamison avait l’occasion de mettre la main sur les Coyotes de Phoenix par une entente qui a été votée il y a quelques mois par le conseil municipal de Glendale.

Volte-face mercredi en soirée, Jamison a fait une rare sortie publique. Il affirmait que lui et son groupe sont maintenant prêts à aller de l’avant pour faire la transaction, mais que la Ville, de son côté, veut rouvrir l’entente. Le vent tourne encore une fois!

Moins d’argent

Apparemment, la Ville consentirait beaucoup moins d’argent au gestionnaire du Jobing.com Arena. L’entente prévoit 324 millions de dollars qui seraient consentis à l’éventuel gestionnaire pour une durée de 20 ans. On réalise soudainement que l’entente ne vaut pas de la bouette. Tiens, tiens...

Cette volte-face de la Ville est sans doute reliée directement au fait que trois juges de la Cour d’appel de l’Arizona ont renversé celle du juge de la Cour de Maricopa afin d’empêcher un référendum en novembre concernant la fameuse hausse de taxe de vente de la Ville de Glendale. Le comble, c’est que la Ville en appellera à son tour de la décision en Cour suprême...

Les revenus de cette taxe devaient justement servir à payer le locataire de l’amphithéâtre afin que celui-ci sauve la franchise et la conserve dans un marché qui n’a jamais été en mesure de prouver qu’il en était un depuis son arrivée dans cet État américain en 1996.

Doute

En voulant revoir l’entente, Glendale vient simplement de prouver qu’elle doute de son potentiel de gagner le référendum. En voulant en appeler de la décision des juges, elle refuse aux citoyens de Glendale le droit de s’exprimer sur les finances d’une ville au bord de la faillite.

Maintenant que la Ville veut revoir l’entente, Jamison et son groupe d’investisseurs, qui n’ont toujours pas été identifiés, pourront-ils toujours aller de l’avant? J’en doute fortement. Cela fait plus d’un an que Jamison s’époumone à clore cette transaction et, maintenant, tout serait à refaire... De toute façon, qui ferait l’acquisition d’une entreprise qui ne fonctionne pas sans avoir le droit de la déménager pendant 20 ans?

Je l’ai écrit plus d’une fois et je vais le réécrire une autre fois : c’est d’un ridicule absolu, cette saga! La patience de la LNH dans ce dossier m’inquiète et laisse présumer toutes sortes de choses quant à ses intentions.

Je veux bien croire que du côté de la Ligue on veuille préserver un marché plutôt que de faire un transfert dans une autre ville, mais il y a de méchantes limites à être patient. C’est à se demander qu’est-ce que Gary Bettman doit à qui, mais surtout pour quelles raisons?

Une autre chose qui me répugne, c’est le fait que ceux qui couvrent les activités de la LNH ne posent pas ou très peu de questions et ne tentent pas de faire la lumière sur ce dossier qui ne donne aucun lustre à cette Ligue.

Je conviens que les négociations entre la Ligue et l’Association des joueurs prend une grande part de l’actualité, mais ce dossier est directement lié avec les revenus et les pertes monétaires de ceux-ci. À ce que je sache, ils sont partenaires!

Daniel Brière a affirmé la dernière semaine : « Nous savons tous que Gary (Bettman, commissaire de la LNH) pense que les partisans sont sans importance et qu’ils reviendront aux guichets dès que la Ligue en aura besoin. » C’est vrai à travers la plupart des villes, mais ce n’est pas tout à fait le cas à Phoenix qui a la pire fiche en assistance depuis le dernier conflit de travail en 2004.

Le temps fait toujours bien les choses et finira par nous livrer la vérité.

Sincèrement, j’en ai par-dessus la tête du dossier des Coyotes, de Jamison et de la Ville de Glendale. On nous cache des choses et de l’autre côté, on ne tente pas de découvrir la vérité et cela est répugnant. Ce n’est vraiment plus la Ligue que j’ai appris à aimer.

 

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