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Rencontre avec Martha Price

Une famille enracinée à Québec

Martha Price
Photo Daniel Mallard Martha Price habite toujours la région de Québec où elle continue de participer à son développement économique et culturel.

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Mariée à un membre de la populaire famille Price qui a jadis fait fortune dans le développement forestier, Martha Price a vu ses descendants se retirer progressivement du secteur pour se consacrer maintenant à l’hôtellerie et à la restauration. Place au destin de véritables bâtisseurs!

À l’origine de l’exploitation forestière du Québec, la famille Price a d’abord fondé Price Brothers Compagny, qui a été fusionnée à des géants aujourd’hui forcés d’affronter la chute de l’industrie alors qu’à Québec les descendants s’illustrent dans l’hôtellerie.

« On va vu venir la crise de loin. On avait besoin de beaucoup moins de papier et les Scandinaves avaient envahi le marché », raconte Martha Price, épouse de Tony Price, un descendant direct de la famille qui s’est installée d’abord à Québec avant de s’établir au Saguenay pour y ouvrir des scieries et des usines papetières.

Le mari de Mme Price, Anthony, était un avocat réputé de Québec, il faisait partie de la cinquième génération. Il est décédé, il y a 10 ans. « Nous avons vécu en Afrique pendant 12 ans et nous nous sommes installés à Québec en 1963 », affirme la dame, originaire de Ottawa.

Elle habite toujours la région de Québec après que la Price Brothers Compagny soit devenue la Abitibi Pulp et Paper et ensuite Abitibi-Consolidated, Abitibi-Bowater et enfin Produits Forestiers Résolu.

En décrivant comment l’empire familial s’est lentement retiré de l’industrie forestière et papetière québécoise, Mme Price soutient que son mari et son beau-père, Coosie Price étaient des visionnaires exceptionnels au sein de la compagnie.

« L’industrie a pris un mauvais virage, il y a eu un exercice de restructuration et ils n’ont pas résisté. Petit à petit, la famille Price est partie », dit Mme Bate-Price, qui demeure à l’île d’Orléans, non loin de son fils Evan.

Des entreprises

Les descendants Price sont aujourd’hui propriétaires de l’Auberge Saint-Antoine à Québec, du Musée du Fort ouvert en 1964 par Tony, ainsi que du restaurant Chic-Shack nouvellement installé dans l’ancien Gambrinus.

L’édifice Price, qui constituait l’ancien siège social du fleuron industriel québécois, rappelle évidemment l’histoire de cette famille autrefois prospère mais qui est devenue très discrète dans le secteur des affaires maintenant.

« Ce bâtiment a été érigé à la fin de 1930 par l’oncle de mon beau-père, Arthur Price. C’était un projet très contesté à l’époque puisqu’il était de 18 étages et à l’intérieur du Vieux-Québec », raconte Mme Price.

Aujourd’hui le bâtiment est administré par la Caisse de dépôt et de placement et contient toujours un appartement de fonction destiné comme résidence temporaire pour le gouvernement du Québec.

« La famille était très grande et nous étions nombreux à Québec mais désormais, il n’y a plus que moi et mon fils, Evan ainsi que sa sœur Lucie qui passe tous les étés avec nous », confie Martha Price.

La culture à cœur

Son troisième enfant, Llewellyn (Lou), réside en Uruguay et travaille dans le domaine des affaires. Mme Price est impliquée dans la Fondation Virginia Parker et participe toujours au financement et aux activités de l’Orchestre symphonique de Québec et aux Violons du Roy.

« Nous avons de fortes racines à Québec, nous sommes bien implantés et nous sommes heureux ici. La région de Québec est sur une belle lancée et je souhaite que le secteur culturel continue de progresser », lance la femme.

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