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Allez ouste!



Il n’a rien de plus à dire, Gérald Tremblay. Rien, sinon qu’il a la conscience tranquille. « En paix », a-t-il dit exactement.

La conscience en paix parce qu’il ne savait pas ce qui se passait dans le capharnaüm puant de son administration.

Mais on ne le croit plus. Assez, c’est assez comme on dit. L’étourderie, l’insouciance, l’incompétence, ça ne passe plus.

Montréal, c’est pire que Mascouche. Ce n’est pas rien! Imaginez : c’est le parrain de la mafia qui arbitrait les litiges entre entrepreneurs.

Sans parler des fonctionnaires municipaux qui s’en mettaient plein les poches. Mais le patron de l’hôtel de ville, lui, ne savait rien. Pourtant, le taxage politique était une « joke » connue sur les chantiers, a déclaré Lino Zampito devant la commission Charbonneau, hier...

Le voile est levé sur la triste réalité des contrats publics montréalais. Un parfum nauséabond planait sur la métropole depuis des années, on en connaît maintenant la source. On verra sans doute bientôt que c’est pareil à Laval et ailleurs...

Gérald Tremblay a réagi hier à ces révélations en marge d’une activité intitulée « Montréal, ville amie des aînés ».

Un homme fini, brûlé

Sa ville est plutôt « amie » de la mafia, sait-on maintenant. Cette fois, on ne parle plus de rumeurs, de ouï-dire ou de ragots, mais du témoignage assermenté d’un ex-entrepreneur qui a profité du système.

Gérald Tremblay est politiquement fini, brûlé. Son parti, Union Montréal, s’est déshonoré. Il doit démissionner. Allez ouste! On ne veut pas attendre à novembre 2013.

Les contribuables québécois, (qui paient pour le remplacement des infrastructures de la métropole), en ont marre, eux aussi, des invertébrés de fonction.

Non seulement payent-ils, par le biais de leurs taxes et de leurs impôts, le pizzo de la mafia, mais ils savent désormais qu’ils ont payé le pizzo des fonctionnaires!

Paiera-t-on aussi pour leur défense devant les tribunaux? Rien n’est impossible au pays du no-fault!

Éradiquer le cancer

Les pouvoirs publics ne doivent plus rester passifs devant ces révélations plus que troublantes.

Le gouvernement Marois devra prendre tous les moyens nécessaires pour éradiquer le cancer de la corruption qui ronge la métropole depuis des années. Pauline Marois devrait demander, elle aussi, la démission du maire Tremblay. Et exiger des fraudeurs des remboursements « rétroactifs »....







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